Une nouvelle mobilisation aux abords du stade Azteca à la veille du match d'ouverture de la Coupe du Monde 2026
La majorité des manifestants étaient des proches ou des membres de familles de personnes disparues, tuées ou kidnappées dans un pays gangrené par les cartels de la drogue.
Quelques personnes ont déposé sur le trottoir des fleurs de cempasúchil aux couleurs vives, traditionnellement employées dans les offrandes aux défunts, en formant une croix. D'autres ont entonné des slogans.
Aucune confrontation avec la police n'a été rapportée, tandis que le gouvernement mexicain est confronté depuis plusieurs semaines à des mouvements de protestation, essentiellement portés par des enseignants exigeant de meilleures conditions de travail.
"La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, ne s'intéresse qu'au football", a déploré Maria de Jesus Soria Aguayo, une manifestante qui cherche son fils depuis sa disparition dans l'État de Veracruz (est) il y a 10 ans. "Les disparitions se multiplient et elle n'a rien entrepris", a-t-elle confié à l'AFP.
La Coupe du Monde de football, coorganisée par le Mexique, les États-Unis et le Canada, commence ce jeudi avec le spectacle annoncé de la superstar colombienne Shakira, puis le match d'ouverture qui verra le Mexique affronter l'Afrique du Sud.
Les forces de l'ordre ont établi un périmètre de sécurité de 1,6 kilomètre autour du stade avant l'arrivée des supporteurs jeudi, précisant qu'elles autoriseraient les rassemblements pacifiques, mais que seuls les détenteurs de billets pourraient pénétrer dans l'enceinte.
Des statistiques officielles évoquent plus de 130.000 personnes disparues au Mexique. La majorité de ces disparitions remontent à ces deux dernières décennies marquées par les violences liées au trafic de drogue.