Philippe Diallo estime que les Bleus ont "le droit de se taire" à propos de l'affaire Christophe Gleizes
"Lorsque je prends la parole pour soutenir Christophe Gleizes, je ne le fais pas à titre personnel mais en tant que président de la Fédération, ce qui signifie que mes propos engagent l'ensemble de l'institution", a déclaré Diallo mardi sur France Inter.
"Par ailleurs, il est important d'être cohérent : on critique parfois nos joueurs lorsqu'ils s'impliquent dans des domaines non sportifs, en leur demandant pourquoi ils abordent des sujets politiques", a-t-il ajouté.
"La liberté d'expression inclut celle de ne pas s'exprimer. Ce que je veux dire, c'est que le football français est mobilisé pour la libération de Christophe Gleizes. Étant donné la complexité de ce dossier, qui est également suivi par le gouvernement français, une grande diplomatie est nécessaire pour convaincre les autorités algériennes de faire preuve de clémence envers ce journaliste", a encore estimé le président de la FFF.
Début juin, avant la Coupe du monde, Diallo avait lancé un appel au nom de la Fédération française pour que l'Algérie fasse preuve de clémence envers Christophe Gleizes.
Mais samedi, la famille du reporter a regretté que les grandes stars du football français "ne s'engagent pas" pour obtenir sa libération. Invités de l'émission C dans l'air, sur France 5, la mère et le beau-père du journaliste ont confirmé avoir écrit à Kylian Mbappé, Karim Benzema et Zinedine Zidane pour leur demander un soutien officiel, sans obtenir de réponse.
"Je ne souhaite pas m'exprimer au nom de ces joueurs, c'est à eux de décider de parler ou non. Lorsque je le fais, d'une certaine manière, je parle aussi pour eux", a repris Diallo mardi sur France Inter.
Christophe Gleizes a été condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme" après un reportage en 2024 sur le club de football de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK). Il espère désormais obtenir une grâce présidentielle.