Manchester City face à Arsenal, le choc décisif de la Premier League
Je ne me souviens pas d'un match plus crucial que celui-ci en Premier League ces trois ou quatre dernières années, a déclaré Michael Owen, l'ancien attaquant emblématique de Liverpool, lors d'une intervention pour la ligue anglaise.
La venue des Londoniens au nord de l'Angleterre arrive à un moment idéal, avec plus d'un mois avant la fin de la saison et des écarts qui se resserrent soudainement.
Les six points d'avance d'Arsenal sont maintenant en péril.
En réalité, les Mancuniens, dauphins au classement, égaleront les Gunners en cas de succès lors du duel de dimanche et avec leur rencontre en attente contre Crystal Palace, prévue à une date pas encore déterminée.
Arsenal pouvait creuser l'écart à douze points face à City samedi dernier en battant Bournemouth. Mais les Cherries menés par Junior Kroupi ont triomphé à l'Emirates, puis les Mancuniens ont dominé Chelsea (3-0) le dimanche avec une performance remarquable de Rayan Cherki.
En l'espace d'un week-end, tout s'est transformé sur le plan mental, a analysé l'ancien défenseur des Citizens, Micah Richards, sur Sky Sports.
Le tournant printanier ?
L'air du printemps semble favoriser City en pleine ascension, tandis que son adversaire semble épuisé et en manque d'inspiration.
Arsenal n'a remporté qu'une seule de ses cinq dernières rencontres (1-0 face au Sporting en quart de finale aller de Ligue des champions), avec trois revers en compétitions nationales (Coupe de la Ligue, Coupe d'Angleterre et championnat) et un nul contre les Lisboètes (0-0) mercredi soir à domicile.
Dans l'histoire de la Premier League, avril représente le mois le plus faible pour l'entraîneur Mikel Arteta (42,3 pour cent de victoires), et le plus fort pour son rival Pep Guardiola (79,8 pour cent).
La narrative qui dépeint Arsenal comme une équipe incapable de gérer la pression en fin de saison gagne en intensité. Et son style de jeu, devenu laborieux, alimente les critiques.
Qu'importe l'opinion extérieure. Seule compte la vision du groupe, celle de l'entraîneur, et nous voilà en demi-finale à nouveau (de Ligue des champions), a rétorqué le milieu récupérateur Declan Rice suite à la qualification contre le Sporting.
Une affaire de point de vue
Le club au canon contrôle encore son sort en championnat, malgré le tumulte médiatique et sa forme actuelle qui pourrait le faire oublier.
Arsenal pourrait décrocher le titre dès le prochain week-end à l'Etihad, a souligné Gary Neville, huit fois champion avec Manchester United. J'ai sans doute plus foi en Arsenal que l'équipe n'en a elle-même, mais quand il s'agit du titre, avec six matches restants et une défaite récente, il est essentiel de relativiser, a-t-il ajouté dans son podcast.
Pour son ex-coéquipier chez les Red Devils, Roy Keane, c'est un test révélateur.
On va découvrir le tempérament de ces joueurs d'Arsenal dans les trois ou quatre prochaines semaines, leur vraie nature, a-t-il commenté sur Sky Sports. En résumé, s'ils échouent à ce stade, ils ne se le pardonneront pas.
Le leader actuel, moins éblouissant en termes de football et de résultats récents, bénéficie toutefois d'un atout majeur avant le choc de dimanche : un simple match nul suffit, contrairement à Manchester City qui doit impérativement l'emporter.