Le Canada obtient le match nul contre une courageuse Bosnie-Herzégovine
Toronto espérait une victoire. Elle devra se contenter d'un point, le premier de son histoire en Coupe du monde. Le Canada a bien failli perdre à domicile face à une Bosnie-Herzégovine solide et rigoureuse, avant que Larin ne sauve les siens grâce à une frappe croisée du pied droit (78e, 1-1). Un résultat mitigé pour les Canadiens, qui devront être meilleurs pour espérer sortir des poules pour la première fois.
Le Canada entame la rencontre pied au plancher, en imposant d'emblée une pression directe sur les buts bosniens. Mais ce sont finalement les joueurs de Barbarez qui créent la première occasion du match sur un coup de pied arrêté, avec une tentative de Memić qui file largement au-dessus de la cage (3e). Ces coups de pied arrêtés de la Bosnie calment rapidement l'enthousiasme canadien, pourtant très motivé à l'idée de bien débuter sa compétition.
La Bosnie est forte et bien organisée : elle gagne ses duels au milieu, affiche une discipline tactique évidente et parvient à déstabiliser les Canadiens, au point que Johnston reçoit le premier carton jaune du match (11e).
Le Canada parvient toutefois à se créer une première opportunité, après une relance ratée de la défense bosnienne. Jonathan David récupère le ballon dans l'axe et tente sa chance du plat du pied gauche, mais sa frappe, trop molle, ne gêne pas Vasilj (17e).
C'est finalement la Bosnie-Herzégovine qui ouvre le score. Sur un nouveau coup de pied arrêté, un corner tiré depuis la droite par Bašić, Kolasinac reprend le ballon au premier poteau et le dévie astucieusement vers Lukić, qui n'a plus qu'à pousser le ballon de la tête (21e, 1-0). Coup de tonnerre à Toronto : le pays hôte se retrouve mené à domicile.
Dos au mur, les Canadiens se heurtent à une défense bosnienne difficile à percer. Malgré des centres à répétition, le bloc adverse parvient constamment à dégager et à se donner de l'air... jusqu'à ce qu'Oluwaseyi se retrouve en bonne position de frappe dans la surface, mais dévisse son tir du pied gauche (32e).
Le Canada sauve un point grâce à Larin
Les hommes de Sergueï Barbarez parviennent finalement à conserver cet avantage jusqu'à la mi-temps, malgré les assauts canadiens. C'est bien la Bosnie-Herzégovine qui est dans son match, portée par une défense solide et son réalisme redoutable sur coups de pied arrêtés. Une tendance que le Canada veut inverser en seconde période.
Car c'est avec la même intensité qu'en début de match que les joueurs de Marsch reprennent la partie. Oluwaseyi, d'une frappe puissante, oblige d'entrée Vasilj à sortir une main ferme (48e). Le Canada montre davantage d'agressivité qu'en première période et s'impose cette fois dans les duels au milieu. Mais la Bosnie-Herzégovine reste imperturbable, même lorsque l'adversaire est sur le point d'égaliser.
Après un magnifique jeu en triangle, Laryea trompe Vasilj d'un plat du pied droit... mais Kolasinac surgit de nulle part pour dévier le ballon sur la transversale, alors qu'il semblait se diriger droit dans les filets (54e). Un sauvetage miraculeux, qui ne fait que renforcer la confiance des Bosniens.
Les minutes s'écoulent et le score reste inchangé. Eustaquio tente sa chance de loin, sa frappe frôlant de peu le cadre (65e), avant que Katić ne réalise un nouveau sauvetage sur la ligne sur une tête d'Oluwaseyi (66e), le deuxième du match pour la défense bosnienne.
C'est alors qu'intervient la pause fraîcheur, et une dizaine de minutes plus tard, le Canada est récompensé de ses efforts. Tout juste entré en jeu, Larin contrôle le ballon en hauteur, le maîtrise et enchaîne avec une demi-volée du pied droit qui ne laisse aucune chance à Vasilj (78e, 1-1). Sûre de sa stratégie et de sa solidité, la Bosnie-Herzégovine encaisse un coup dur au pire moment. C'est finalement sur ce score de 1-1 que se termine la rencontre.
Un point chacun, et beaucoup d'interrogations. Si la Bosnie-Herzégovine peut avoir des regrets après avoir laissé échapper une victoire qui semblait à portée, le Canada, lui, s'en sort bien après une première période difficile. La route est encore longue, mais ce match confirme une chose : rien ne sera facile pour personne dans cette compétition.