L'Espagne figure parmi les favorites, confie Grimaldo

L'Espagne figure parmi les favorites, confie Grimaldo

À 30 ans pour votre premier Mondial, comment appréhendez-vous ce premier match lundi face au Cap Vert ?

Je suis très impatient et totalement serein. J'ai acquis beaucoup d'expérience et j'aborde tout cela avec beaucoup d'enthousiasme et de calme, en me disant que tout se passera bien.

L'Espagne reste sur 30 matches sans défaite, mais n'a plus gagné un match à élimination directe en Coupe du monde depuis son sacre en 2010...

Ce sont des statistiques et des éléments du passé. Nous nous concentrons sur le présent et sur le fait d'être le mieux préparés possible. L'équipe a beaucoup de confiance et un immense enthousiasme pour réaliser un grand tournoi. Nous avons un très gros potentiel.

Où placez-vous la Roja par rapport aux autres grandes nations ?

Je la vois parmi les favorites, je considère qu'il y a plusieurs sélections qui peuvent prétendre gagner la Coupe du monde et je pense que l'Espagne en fait partie (...). La France est aussi une prétendante au titre. Le Portugal également, l'Angleterre, l'Allemagne aussi. Ensuite, le Brésil et l'Argentine seront toujours là pour se battre. Mais l'Espagne peut battre ces équipes, elle l'a déjà fait récemment.

Avec cette chaleur et une saison longue, comment garder de la fraîcheur physique ?

La fatigue est la même pour tout le monde. Mais le fait de profiter d'être ici, de savoir qu'on peut marquer l'histoire de notre pays fait que la fatigue se ressent moins qu'en temps normal.

La compétition va être longue, comment occupez-vous votre temps libre à Chattanooga ?

J'ai recommencé à jouer à la PlayStation. Quand on a un moment, on nous laisse sortir jouer au golf. Cela permet de rendre ce mois loin de nos familles (ndlr: il est père d'une fille de 4 ans) plus agréable (...). De l'extérieur, tout paraît très beau, mais c'est un peu compliqué d'être loin, ce sont des sacrifices à faire.

Vous êtes latéral, mais avec des statistiques d'attaquants (14 buts avec Leverkusen): comment vous décririez-vous comme joueur ?

Je suis un latéral qui apporte beaucoup offensivement. Cela donne l'impression au public que je ne sais pas défendre, alors que j'ai défendu toute ma carrière. Je suis à un niveau de forme très élevé depuis plusieurs années et c'est ce qui m'a permis d'être ici aujourd'hui. Aujourd'hui, tous les latéraux attaquent.

Parlez-nous de votre frappe, votre point fort ?

La distance à laquelle je suis le meilleur, c'est autour de 25 mètres. À cette distance, je ne sais pas s'il y a quelqu'un qui frappe mieux, peut-être Messi car c'est Messi. Mais si tu l'éloignes un peu plus, il y a des joueurs qui frappent très bien, comme Julián Álvarez ou John Stones. Mais oui, je me considère comme un spécialiste.

Cela a été compliqué pour vous d'arriver en sélection, pensez-vous que vous avez été sous-coté ?

Je suis moins sous les projecteurs dans le football espagnol. Les gens en Espagne me connaissent peut-être moins parce que j'ai joué hors d'Espagne et donc ils m'ont un peu perdu de vue et ne me valorisent pas autant que je le mérite. Mais j'ai une très belle carrière, j'ai gagné beaucoup de titres. Cela fait trois ans que je viens en sélection et je suis à la Coupe du monde, mon rêve depuis tout petit. Je suis au meilleur moment de ma carrière.

Vous aimeriez revenir jouer en club en Espagne ?

Je ne le cache pas, je pense qu'un retour en Espagne est mon objectif pour le futur.

Comment vivez-vous la concurrence avec votre concurrent, Marc Cucurella, latéral gauche numéro un ?

C'est une relation très saine. Dès le premier jour, on s'est très bien entendus. C'est avec lui que je parle le plus, et aussi avec Alex Baena. Ce qui se passe sur le terrain, c'est le choix du coach. Nous, on se soutient, on s'entend très bien. À 30 ans, j'ai la maturité nécessaire pour savoir que l'important c'est l'équipe avant l'individualité. On veut le meilleur l'un pour l'autre.