Federico Valverde, Madrilène frustré face à l'Espagne

Federico Valverde, Madrilène frustré face à l'Espagne

Accroupi et la tête basse, le capitaine de la Celeste, 27 ans, n'a pas caché sa déception à Miami dimanche après le nul de son équipe face au Cap-Vert (2-2). Une nouvelle désillusion qui s'est ajoutée à la "frustration" et à la "colère" ressenties par le milieu de terrain du Real Madrid après, déjà, une contre-performance des Uruguayens lors de leur premier match face à l'Arabie saoudite (1-1).

La Céleste, avec à sa tête l'Argentin Marcelo Bielsa, peut pourtant compter sur ses capacités physiques et sa lourde frappe de loin. Mais Valverde (75 sel, 9 buts), qui dispute sa deuxième Coupe du monde après 2022, n'a jusqu'ici pas connu le succès sur ses rares tentatives au but.

Ses prestations au Mondial sont dans la continuité d'une saison à oublier avec le Real: pas de titre, un changement d'entraîneur en janvier et une altercation début mai avec le Français Aurélien Tchouaméni qui l'a laissé avec un traumatisme crânien, lui faisant rater la fin de saison.

Lauréat de deux Ligues des champions avec le club merengue (2022, 2024), 'Pajarito' (petit oiseau) avait pourtant entamé la saison avec de bonnes sensations et en portant plusieurs fois le brassard de capitaine en l’absence de Dani Carvajal.

Ses huit saisons à la 'Maison Blanche' et sa polyvalence ont fait de lui l'un des joueurs les plus expérimentés de l'équipe et il était un pilier pour l’ex-entraîneur Xabi Alonso.

Triplé contre Manchester City

Mais, privé de Trent Alexander-Arnold et de Dani Carvajal, Xabi Alonso a décalé le milieu au poste de latéral droit. Un poste qui n'était pas du goût de Valverde, entraînant des frictions entre les deux hommes au point que, pour certains observateurs, il a été l'un des responsables du départ de l'entraîneur en janvier.

Alexander-Arnold de retour, Valverde a de nouveau montré son meilleur visage, inscrivant un triplé en 8es de finale aller de la Ligue des champions contre Manchester City (3-0). "Peu importe où tu le mets. C’est le Juanito du XXIe siècle. Tout ce qu'un joueur du Real Madrid rêve d’être, c’est Fede Valverde", avait salué l'entraîneur intérimaire Alvaro Arbeloa, en le comparant à l'icône merengue des années 1970-80. Las, le Real a été éliminé par le Bayern Munich en quarts.

Valverde espérait bien lui se changer les idées avec la Celeste. Au lieu de cela, le voici, avec ses partenaires, au pied du mur face à la Roja, championne d'Europe en titre. Fait rare pour un match de la Roja : sans la signature de Marc Cucurella au Real Madrid la semaine dernière, le meneur de jeu uruguayen aurait été le seul représentant de la Maison Blanche sur le terrain.

Car le transfert du défenseur espagnol de Chelsea chez le géant madrilène répare une anomalie : aucun joueur du Real Madrid ne faisait partie des 26 joueurs de la Roja pour le Mondial 2026, une première depuis 1932. Le meneur de jeu de 27 ans ne pourra toutefois pas compter sur son nouveau coéquipier en club pour décrocher a minima un nul et ainsi espérer voir les 16es de finale.