Damaris Egurrola avant la finale : "Dès mon arrivée à Lyon, la Ligue des Champions était omniprésente"

Damaris Egurrola avant la finale : "Dès mon arrivée à Lyon, la Ligue des Champions était omniprésente"

Lily Yohannes a rejoint Lyon cette saison. Quel impact a-t-elle eu sur l'équipe ?

C'est une joueuse au talent exceptionnel. Dès son premier jour avec nous, ses performances à l'entraînement comme en match nous ont toutes impressionnées. Nous sommes privilégiées de l'avoir dans nos rangs, et ce n'est que le commencement. J'ai hâte de voir sa contribution dans les mois et années à venir. Elle a été remarquable.

Lors d'une finale de Ligue des Champions, est-il possible de savourer l'instant malgré l'enjeu ?

Absolument. Je me rappelle ma première finale : les joueuses expérimentées m'avaient conseillé de profiter de la semaine précédant le match, car le jour J, toute l'attention est portée sur la préparation tactique. Durant cette semaine, tout en nous préparant, il faut aussi prendre le temps d'apprécier ce moment unique. C'est ce que je fais aujourd'hui, et ce que j'essaie de transmettre aux nouvelles arrivantes. C'est une expérience magnifique : l'ambiance qui monte progressivement, le voyage vers Oslo pour cette édition, la cohésion du groupe jusqu'au coup d'envoi.

Comment le jeu de Lyon a-t-il évolué cette saison ?

Le fond reste similaire. Nous bénéficions d'un effectif exceptionnel cette année, avec de nouveaux talents, des joueuses expérimentées, un nouvel entraîneur et un staff renouvelé apportant des idées fraîches. Cette alchimie a parfaitement fonctionné. La compréhension collective s'est établie rapidement, expliquant nos performances en cette fin de saison.

Tu as vécu les deux dernières finales Lyon-Barcelone (une victoire, une défaite). Quelle différence entre Turin et Bilbao ?

Je préfère me concentrer sur le présent. À Bilbao, nous n'avons pas été à la hauteur, notamment dans les duels individuels, essentiels en finale. Elles ont su profiter de moments clés. Mais cela appartient au passé. Notre focus est entièrement sur la prochaine confrontation.

Un format aller-retour aurait impliqué un match au Camp Nou. Une finale en un seul match est-elle plus favorable contre Barcelone ?

Difficile à dire, n'ayant jamais affronté Barcelone en double confrontation. Une finale Lyon-Barcelone reste un classique attendu par tous. L'important sera d'être prêtes à donner le maximum, après tout le travail accompli pour en arriver là.

Jonatan Giráldez, ancien coach de Barcelone, dirige maintenant Lyon. Son expertise est-elle un atout ?

Nous avons énormément de chance de l'avoir. Son expérience et sa connaissance approfondie de l'adversaire sont précieuses. Il a su nous faire progresser collectivement et individuellement, particulièrement pour ce genre de rencontres.

La Ligue des Champions semble inscrite dans l'ADN de Lyon. Comment vivez-vous cette compétition au quotidien ?

Dès mon arrivée, cette compétition était omniprésente. On la ressent à chaque séance, dans chaque exercice. Récemment, nous évoquions justement cette sensation unique de soulever le trophée. Plusieurs de nos coéquipières l'ont déjà vécu, et partagent leur expérience. C'est ma troisième finale, et j'essaie à mon tour de transmettre cela aux plus jeunes. Ces occasions sont rares et précieuses.

En tant que milieu de terrain, quelle est la particularité d'affronter Barcelone ?

Le contrôle du milieu est toujours crucial, encore plus contre une équipe aussi forte dans ce secteur. Elles excellent dans les passes intuitives après des années de jeu ensemble. Mais nous avons aussi nos armes pour imposer notre style. Cette bataille sera déterminante.

La polyvalence de votre milieu de terrain a-t-elle été un atout cette saison ?

Indéniablement. Chaque joueuse est prête à donner le maximum quand elle entre en jeu. Cette mentalité nous a conduits jusqu'ici. La solidarité du groupe, tant sportive qu'humaine, est notre force. Maintenir ce niveau d'exigence tout au long de la saison n'est pas simple, mais nous y parvenons ensemble.

Barcelone n'a connu qu'une défaite en Ligue des Champions cette saison. Qu'avez-vous retenu de leurs matchs nuls contre Bayern et Chelsea ?

Nous avons analysé de nombreux matchs. Le niveau de la compétition cette saison a été extraordinaire, comme en témoignent les quarts et demies. Ces matchs serrés montrent que l'intensité sera clé. Le duel au milieu, comme je l'ai mentionné, sera primordial. Savoir quand conserver sa position ou provoquer la transition fera la différence.

Comment est l'ambiance à l'approche de la finale ?

Exceptionnelle depuis le début de saison. Nous travaillons chaque détail pour être au top, tout en savourant l'excitation de l'événement. Cette alchimie est précieuse.

Quel a été le plus grand défi cette saison en Ligue des Champions ?

Le match à Wolfsburg nous a servi de leçon : en dessous de notre niveau, toute équipe peut nous battre. Depuis, nous savons qu'il n'y a plus droit à l'erreur. Notre réaction contre Arsenal a montré notre caractère, une dynamique positive pour la finale.

Comment abordez-vous mentalement une telle finale ?

En trouvant l'équilibre entre préparation rigoureuse et appréciation du moment. Ces occasions sont rares, il faut savoir les savourer tout en restant concentrées sur l'objectif. C'est toute la beauté de cette compétition.

Les prolongations en quarts et le match retour en demis vous ont-elles forgées mentalement ?

Ces épreuves ont renforcé notre mentalité. Nous avons appris à gérer les moments difficiles, comme contre Arsenal où nous avons su reprendre le contrôle. Espérons ne pas avoir à vivre à nouveau ce scénario en finale, mais cette expérience nous sera utile.

Cette finale symbolise-t-elle une rivalité pour la domination du football européen ?

Je vois surtout un magnifique match entre deux grandes équipes. L'histoire des clubs est connue, mais je me concentre sur le spectacle que nous allons offrir. Comme à Turin il y a deux ans, ce sera certainement une rencontre intense et de grande qualité.