Claudia Pina avant la finale de la Ligue des champions : "L'OL Lyon reste pour l’instant les reines d’Europe"
Comment envisages-tu la finale et si tu marques, as-tu une célébration en tête ?
Je crois que si je marque, ça viendra naturellement. Le plus important, c'est de bien démarrer le match, que l'équipe soit en forme et qu'on joue notre football comme d'habitude. Ce sera probablement un match difficile mais passionnant à suivre.
Tu traverses l'un des meilleurs moments de ta carrière. Comment abordes-tu cette finale de la Champions, en tant que titulaire ou comme remplaçante pouvant tout changer après l'heure de jeu ?
Mon souhait est d'entrer en jeu au moment où l'équipe en a besoin. Que ce soit dès le début ou en seconde période, peu importe. Je serai prête à donner le maximum pour aider l'équipe quelle que soit la situation.
Tu évoquais la difficulté du match. Selon toi, où se situera le principal défi, surtout avec Jonathan qui connaît bien l'adversaire ? Qu'est-ce qui sera le plus dur face à Lyon ?
Je pense qu'il faut garder notre calme avec le ballon, jouer notre jeu et éviter les duels physiques. Elles ont des joueuses rapides et puissantes. L'idée est de maîtriser le rythme, garder la possession et attaquer intelligemment.
Autrefois, affronter Lyon vous impressionnait. Aujourd'hui, est-ce possible que les rôles s'inversent grâce à vos performances et que ce soit elles qui appréhendent le Barça ?
Nous sommes deux grandes équipes. Pour atteindre la finale, il faut surmonter beaucoup d'épreuves. Elles ont eu une super saison, nous aussi. Elles restent les championnes d'Europe en titre, ce sera un adversaire redoutable. On les a battues en finale, elles y pensent sûrement. J'espère un beau spectacle pour tous.
Après le titre en Liga, Pere Romeu a souligné que ton apport dépasse les buts. Tu aimes marquer, mais comment ressens-tu la confiance de ton entraîneur dans ton jeu ?
Il me l'a montré tout au long de la saison. Que je marque ou non, j'ai beaucoup joué. Il me l'a dit clairement. Ça me rassure et me motive. Pour samedi, je serai à 100%, quoi qu'il arrive.
Tu as connu plusieurs finales. Qu'est-ce qui a changé depuis tes débuts ? Comment abordes-tu celle-ci différemment ?
Avant, je participais peu. Maintenant, je joue davantage et je suis plus sereine. L'important est d'être prête le moment venu et de tout donner pour l'équipe.
Quel souvenir gardes-tu de Jonatan Giráldez comme entraîneur et en quoi diffère-t-il de Pere Romeu ?
Ils ont des caractères différents mais partagent la même philosophie de jeu : la possession. Il m'a donné ma chance au Barça, même si j'ai moins joué ensuite. On a une bonne relation.
Y a-t-il un mantra que vous répétez cette semaine avant la finale ?
Donner 100%, bien s'entraîner et analyser chaque détail pour être au top le jour J.
Vous semblez très soudés. Quel est le secret de cette cohésion et son importance avant un tel match ?
Les jeunes apportent de la joie, les expérimentées du calme. C'est une équipe en harmonie, où chacun se sent important. Peu importe qui joue, l'essentiel est de gagner ensemble.
Que se passe-t-il dans ta tête quand le match est bloqué ?
Je reste concentrée sur mon jeu : chercher le ballon, être agressive près de la surface et tenter ma chance.