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Entretien Flashscore avec Bryan Okoh : « J'aime beaucoup apprendre »

Entretien Flashscore avec Bryan Okoh : « J'aime beaucoup apprendre »

Flashscore : Vous êtes arrivé cet hiver et vous vous êtes déjà imposé avec cinq titularisations d'affilée. Quel regard portez-vous sur vos débuts en France ?

Bryan Okoh : Ça diffère de ce que j'ai vécu auparavant. La Ligue 1 est vraiment autre chose. Nous n'avons pas collecté tous les points espérés mais ces débuts sont prometteurs. J'espère que les victoires vont maintenant s'enchaîner.

Vos stats montrent que vous vous êtes bien intégré au sein du groupe de l'AJ Auxerre, particulièrement à un poste clé en défense.

L'accueil chaleureux de l'équipe et du staff facilite grandement les choses.

Le match face à l'OM n'a pas été victorieux mais Auxerre en tire-t-il quelques enseignements positifs ?

En effet, nous bossons dur en semaine et nous nous donnons à fond lors des rencontres. Les supporters nous soutiennent et nous motivent pour assurer le maintien.

Nice est à huit points devant Auxerre, Nantes à seulement deux derrière : visez-vous plus le haut ou le bas du tableau ?

Nous ferons tout pour nous sauver et notre sort dépend de nous. Il nous incombe de grappiller un maximum de points pour viser plus haut. Regarder vers le haut est crucial, même si nous gardons un œil sur ce qui se passe en bas. Nous devons remporter nos matchs.

Christophe Pélissier est connu pour sa pédagogie. Comment le percevez-vous au quotidien ?

C'est enrichissant car j'ai côtoyé divers entraîneurs aux approches variées. Lui est très proche des joueurs, ce qui renforce le sentiment familial. À l'entraînement, l'intensité varie selon la proximité du match mais c'est généralement exigeant pour être prêts le week-end.

Le style de jeu d'Auxerre est souvent salué. Est-ce ainsi que l'AJA assurera son maintien ?

Absolument et notre collectif en est une des clés. Nous ne baissons jamais les bras, nous harmonisons bien sur le terrain et le public nous booste. Il nous faut juste plus de buts et je suis convaincu que la chance va tourner.

Vous affrontez Brest à domicile. Ludovic Ajorque est suspendu mais vous devriez croiser un autre attaquant costaud comme Rémy Labeau Lascary. Il y a aussi des profils plus petits et vifs tels que Kamory Doumbia. Comment gérer ces duels variés ?

C'est varié mais mon profil s'adapte. J'adore les duels. Je sais que ça changera et je m'ajuste en fonction de l'adversaire. Affronter des grands, des rapides ou des petits agiles ne me pose aucun souci.

La coordination avec les coéquipiers est essentielle aussi.

Exact. Anticiper l'adversaire nous permet de mieux préparer les matchs.

Lassine Sinayoko était suspendu à Marseille, il revient face à Brest. Est-il vital pour l'équipe ?

C'est un excellent joueur, notre fer de lance en attaque et la plupart de nos buts viennent de lui. Il sera en pleine forme, on le voit performant à l'entraînement et nous comptons sur lui pour marquer.

Vous mentionniez les fans : l'AJA évite les turbulences vues à Metz, Nantes ou Nice, vos concurrents directs pour le maintien.

Ça nous aide énormément et je crois que ce sera décisif en fin de saison. Nous ne nous sentons pas isolés. Tout le monde vise le même objectif. Savoir que nous sommes soutenus nous donne de l'énergie.

À 18 ans, vous avez rompu vos ligaments croisés. Comment rebondir, sur le plan physique et mental ?

Les débuts ont été rudes car je venais d'être appelé en équipe A de Suisse. J'ai bossé dur, soutenu par ma famille, mes amis et ma foi, la religion comptant beaucoup pour moi. Ça m'a aidé à rester focalisé sur mes buts et mon chemin. J'ai beaucoup travaillé au centre de performance RedBull et il faut se rappeler pourquoi on est là et qu'on peut retrouver son niveau. Penser positif est clé.

Le centre de performance RedBull doit être à la pointe, non ?

C'est accessible à tous les athlètes et c'est top. Il y a des équipements modernes, un staff compétent. Rencontrer des sportifs d'autres disciplines enrichit notre vision. Certains y viennent pour la rééducation, d'autres pour la prépa saisonnière. C'est stimulant intellectuellement. J'adore apprendre. Discuter blessures et ressentis avec d'autres aide à mieux se préparer et à adopter la bonne attitude.

La formation du RB Salzbourg est réputée en Europe. Qu'en dites-vous ?

Les méthodes de travail y sont primordiales. Tactiquement, c'est intense avec beaucoup d'analyses de données, ce qui nous prépare physiquement car le championnat est exigeant. Les entraînements sont rudes, avec une implication totale sur et hors terrain.

Vous avez paraphé un contrat de trois ans et demi à Auxerre, un tournant dans votre carrière. Est-ce une motivation pour le maintien et lancer votre cycle en Ligue 1 ?

Précisément. C'est une belle opportunité pour exprimer mes qualités et je m'engagerai fully pour aider l'équipe à se maintenir.

Jean-Alain Boumsong est dans le staff. Pour un jeune défenseur central, avoir un tel mentor est un atout ?

Il m'enseigne énormément, me prodigue des conseils avisés y compris sur ses expériences. Je suis attentif et j'apprends quotidiennement. Même sur mes bonnes actions, il suggère d'autres choix que je n'aurais pas envisagés. Je saisis tout pour progresser.

Votre parcours est atypique : né à Houston, international U21 suisse, formé au RB Salzbourg et maintenant en France. Tout ça à 22 ans seulement !

(Rires) Ces expériences m'ont façonné. J'absorbe beaucoup de chaque culture et lieu, c'est un vrai enrichissement.

Vous parlez combien de langues ?

Français, anglais, allemand et je me débrouille en espagnol. Pas mal hein (rires).

Et combien de passeports potentiels ?

Je peux prétendre aux États-Unis, à la Suisse, au Nigéria et au Congo (sourire).

Pas de polémique : vous êtes U21 suisse.

J'ai même été appelé en A mais une blessure au genou m'a empêché de débuter avec la Nati.

La Coupe du monde trotte dans un coin de votre tête ?

Évidemment ! Je bosse à Auxerre pour maximiser mes chances.

La France sous-estime souvent le foot suisse mais la Nati progresse vite, au point de viser au moins les quarts en Mondial.

La Suisse n'a pas les individualités les plus brillantes comme la France ou l'Espagne. Mais notre collectif est notre atout, avec de bons joueurs et des jeunes talents en émergence. Les ambitions internationales sont élevées.

Auxerre a connu un grand défenseur suisse : Stéphane Grichting. On vous en a parlé ?

Oui, à mon arrivée. J'espère l'imiter en impact ici (sourire).