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Au PSG, Safonov confirme son statut de numéro un incontesté dans les buts

Au PSG, Safonov confirme son statut de numéro un incontesté dans les buts

Mardi soir à Stamford Bridge contre Chelsea (3-0), le Russe de 27 ans s'est révélé déterminant dans sa surface (9 parades) et c'est lui qui a lancé Khvicha Kvaratskhelia pour le premier but du PSG (1-0, 6ᵉ). Son travail du pied n'a pas toujours été irréprochable, avec des relances imprudentes critiquées par Luis Enrique, et ses avancées ont parfois paru incertaines.

Cependant, ces légers manquements ne semblent pas perturber ses partenaires, qui se sentent de plus en plus en confiance à ses côtés.

"Toutes les équipes qui sont allées au bout ont eu des gardiens qui les ont sauvées quand elles en avaient besoin. C'est très bien d'avoir un gardien qui te rassure comme ça", a déclaré le capitaine Marquinhos.

"C'est impossible de gagner à l'extérieur dans un match de Champions League, particulièrement un match retour, sans avoir un gardien de très haut niveau. Et comme je l'ai dit, j'ai non seulement 'Mocha' (Safonov), mais aussi Lucas Chevalier. J'ai parlé tout le temps de la chance que j'ai en tant qu'entraîneur d'avoir de très bons gardiens", a répondu mardi l'entraîneur Luis Enrique, qui n'oublie jamais de citer les doublures lorsqu'on l'interroge sur ce délicat dossier des gardiens.

Il est clair toutefois que le Français a été définitivement relégué sur le banc cette saison et si Safonov évite les grosses erreurs dans les semaines à venir, il y a peu de chances de voir Lucas Chevalier retrouver les cages parisiennes avant fin mai.

Confronté à cette situation par l'AFP, l'entourage de l'ex-joueur de Lille âgé de 24 ans est resté muet.

Seul point positif pour Chevalier : il a été appelé par Didier Deschamps pour la tournée américaine des Bleus, à moins de trois mois de la Coupe du monde.

Chevalier garde toute sa valeur

"Cela m'est arrivé, souvent, avec des joueurs importants qui pouvaient être ponctuellement en difficulté dans leur club, de leur tendre la main. Cela fait partie de la relation de confiance. Cette situation n'est pas idéale pour lui (...) mais il n'a pas perdu sa valeur en quatre mois", a justifié jeudi le sélectionneur, qui a quand même placé Chevalier en troisième position dans l'ordre des gardiens, derrière Mike Maignan et Brice Samba.

"Je suis très content qu'il soit dans la liste, il le mérite. Je cherche toujours à défendre mes joueurs. Je suis l'entraîneur qui l'a fait signer, et mon avis sur son niveau n'a pas changé. Si j'avais été sélectionneur de l'équipe de France, j'aurais fait la même chose, c'est un signal très positif", a ajouté vendredi Luis Enrique, avant le voyage à Nice pour un match de Ligue 1, précisant que "rien à l'extérieur ne va changer mon avis".

Au PSG, pour gérer ce poste essentiel, l'entraîneur parisien a modifié à plusieurs reprises son approche depuis son arrivée à Paris en 2023. Dès qu'il s'est montré mécontent du titulaire, il n'a pas hésité à instaurer une compétition ouverte. Il avait procédé ainsi l'an passé avec Gianluigi Donnarumma, challengé par Safonov durant un bref laps de temps.

Rejoint au PSG lors de l'été 2024, le Russe a traversé de longues phases sans jouer. L'ex-gardien de Krasnodar était resté sur le banc depuis la finale de Coupe de France en mai 2025 lorsqu'il a supplanté Lucas Chevalier en décembre. C'est grâce à cette solide prestation intérimaire (interrompue par une fracture de la main gauche) qu'il a renversé la hiérarchie.

"Le principe de concurrence s'applique comme pour n'importe quel poste, le meilleur du moment joue", indiquait en janvier une source proche de l'effectif.

Interrogé à ce propos mi-février, Safonov, amateur d'échecs et de jeux de stratégie, admettait que "cette situation de concurrence était difficile : Maintenant c'est moi qui joue plus lors des derniers matches, cela ne veut pas dire que je jouerai le prochain match".