Service minimum pour l'Écosse, qui domine sans convaincre une vaillante équipe d'Haïti
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Après le match nul entre le Brésil et le Maroc, place au deuxième match du groupe C dans cette Coupe du monde. Avec un net favori : l'Écosse, qui pouvait lancer parfaitement sa compétition pour son grand retour 28 ans après. En face, Haïti, le petit poucet de la compétition, allait jouer son premier match de Coupe du monde depuis une éternité, mais semblait clairement plusieurs crans en dessous.
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La Tartan Army ne traînait pas pour prendre le contrôle de la balle. La question ne semblait rapidement pas être "est-ce que les Haïtiens vont craquer ?", mais "quand vont-ils craquer ?". Pourtant, les Grenadiers n'hésitaient pas à se projeter dans le camp adverse à la moindre occasion. Mais la punition manquait de tomber quand Scott McTominay armait une reprise à l'entrée de la surface qui fracassait le poteau (17e).
Le match était ouvert, mais pas d'un énorme niveau. Les Écossais jouaient piano, sans doute un peu trop. Mais il suffisait d'une occasion : Jonny Placide sortait pourtant une parade sensationnelle à bout portant devant Che Adams, mais la reprise de John McGinn, déviée, trouvait quand même le chemin des filets (29e).
Pas de quoi cependant faire renoncer les Haïtiens, qui continuaient d'attaquer dès qu'ils avaient le ballon. Néanmoins, c'était un peu juste, et un peu trop brouillon pour avoir une chance : sur la plus belle occasion des Grenadiers, Frantzdy Pierrot était… hors-jeu. 1-0 à la pause, logique mais pas irrémédiable.
Haïti pas si loin
Les Haïtiens sentaient bien que l'exploit n'était pas impossible. On les sentait néanmoins à la merci d'un contre fulgurant, la stratégie déployée par les Écossais. Cela avait pour effet de rendre le match légèrement soporifique, mais au moins, le suspense était préservé. McGinn, encore lui, tentait de secouer le cocotier, mais ne trouvait pas le cadre. De quoi donner de plus en plus confiance aux Grenadiers.
Les centres dangereux commençaient à se multiplier, notamment de la part d'un Lenny Joseph très remuant. Ruben Providence s'autorisait même une frappe dangereuse, mais en termes d'occasions nettes, Haïti était loin du compte. Dommage, car dans l'envie, dans l'intensité, les Grenadiers étaient devant. Et à six minutes du terme, une tête de Frantzdy Pierrot juste à côté attisait les regrets.
1-0, service minimum. Mais le résultat qu'il fallait à l'Écosse pour se positionner à minima comme meilleur troisième. Une bonne affaire à moindre coût, alors que pour Haïti, une belle occasion de briller vient de s'évaporer…