Premier entraînement de l'Iran brièvement accessible à la presse

Premier entraînement de l'Iran brièvement accessible à la presse

Face au refus des États-Unis d'accorder des visas à une quinzaine de membres de l'encadrement pour les rencontres prévues sur leur sol, la sélection perse se montre très discrète depuis son arrivée dimanche à Tijuana, au Mexique.

Pour son premier entraînement ouvert à la presse jeudi, elle a accordé quinze minutes aux journalistes pour filmer l'échauffement d'une partie de l'équipe. Sur les 26 joueurs que compte la "Team Melli", seule une douzaine étaient présents. L'attaquant vedette de la sélection, Mehdi Taremi, était absent.

Vêtus de maillots verts, les joueurs ont effectué quelques petites foulées sur le terrain d'entraînement des Xolos, le club local de Tijuana. Ils ont ensuite enchaîné avec des étirements et du gainage sur des tapis en mousse. L'Iran doit disputer son premier match lundi à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande.

Un responsable de la sélection a confirmé à l'AFP que l'équipe doit entrer aux États-Unis dimanche et passer la veille du match sur place. L'ambassadeur iranien au Mexique avait assuré la semaine dernière que la sélection ne serait autorisée à se rendre sur le territoire américain que le jour même de ses matches, et devrait faire l'aller-retour dans la journée, ce qui ne semble plus être le cas.

La Team Melli débute ce tournoi, qui se déroule aux États-Unis, au Mexique et au Canada, après une préparation particulièrement mouvementée.

La guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël a perturbé le championnat iranien, où évoluent de nombreux joueurs de la sélection. Téhéran a entretenu jusqu'au bout le doute sur la participation de l'équipe à la compétition. Et dans la dernière ligne droite, la sélection iranienne a dû établir son camp de base à Tijuana, ville mexicaine frontalière de la Californie, au lieu de Tucson en Arizona.