Olise et Dembélé, les joueurs-clés de l'animation offensive de Deschamps ?
Sur le papier, l'équipe de France fait rêver le monde entier. Parmi les titulaires, Olise, Ousmane Dembélé, Désiré Doué accompagnent le capitaine et déjà double buteur dans cette Coupe du monde 2026 Kylian Mbappé.
Pour sa dernière aventure avec les Bleus, Deschamps profite d'un matériel de très haut standing. Cela n'empêche pas la réflexion tactique permanente. En revanche, espérons que l'homme qui a emmené la France en finale des deux derniers Mondiaux sache où il veut aller.
Depuis plusieurs semaines, il était décidé que le désormais meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France soit entouré par Olise et deux joueurs majeurs du Paris Saint-Germain : Dembélé et Doué. Avec deux milieux de terrain, il convient de jouer avec un numéro 10 et deux ailiers, en plus du traditionnel attaquant de pointe. Mais est-ce la solution idoine ?
Un postulat problématique
Face au Sénégal, l'animation offensive n'a pas été vraiment fonctionnelle durant la première mi-temps. Les quatre titulaires n'ont pas su coexister pour apporter du danger dans la surface adverse.
Et il semblerait bien que l'une des raisons soit le fait que certains ne jouent pas dans leur zone d'influence préférentielle. En club, Dembélé joue en pointe, dans un rôle de neuf et demi. Ce n'était pas le cas mardi, puisque Deschamps l'a aligné en soutien de Mbappé. À droite il y avait donc Olise et à gauche Doué.
Dans le football moderne, l'objectif est de parvenir à associer ces très grosses individualités tout en essayant de rendre la zone axiale opérationnelle. Or, Mbappé et Dembélé n'ont pas réussi à trouver les espaces complémentaires pour s'exprimer avec et sans ballon. Et malheureusement, leurs deux compères n'ont pas su apporter la solution sur les côtés. À l'heure actuelle, il apparaît évident que ce postulat n'est pas viable. Deschamps l'a visiblement remarqué, puisqu'il a inversé les rôles d'Olise et de Dembélé pour déverrouiller la rencontre.
Le joueur du Bayern Munich est un joueur que l'on pourrait qualifier "d'attaquant intérieur", capable de faire des différences sur un côté – le plus souvent par le dribble –, avant d'en faire d'autres dans l'axe – le plus souvent par la passe. Mardi soir, c'est ce qu'il a fait en touchant Mbappé dans la surface sénégalaise.
Maintenant, ce qui est certain, c'est que Dembélé n'est pas à sa place et, bien qu'il évolue dans un 4-3-3 au PSG, il a tout de même besoin d'être la pointe pour déclencher le pressing, notamment. En étant plus bas, il s'éloigne logiquement de la surface et voit sa zone d'influence être occupée par son capitaine.
Une modification importante concernant le dispositif tactique apparaît comme primordiale pour la suite de cette Coupe du monde 2026.
Des changements inévitables ?
En 2018, c'est Blaise Matuidi qui avait joué un rôle majeur dans le succès des Bleus après un changement décidé par son sélectionneur.
En 2022, c'est Olivier Giroud qui avait récupéré sa place en tant qu'attaquant de pointe. Quatre ans plus tard, c'est peut-être ce qui va attendre Dembélé, bien qu'il n'ait jamais pu avoir sa chance dans ce rôle sous Deschamps. Sauf de très rares exceptions, le N°10 du PSG a toujours évolué sur les ailes. Et lorsqu'on prend du recul sur ses performances avec le maillot de l'équipe de France, force est de constater qu'il n'a jamais vraiment brillé. Ce n'est pas une fatalité, mais dans cette animation, il est clair qu'il n'est pas épanoui.
Sur le banc, des joueurs comme Bradley Barcola, Rayan Cherki, Marcus Thuram ou encore Maghnès Akliouche attendent de connaître leur heure de gloire.
Pour le moment, Mbappé est évidemment indiscutable et Olise a prouvé qu'il avait sa place parmi les titulaires dans un rendez-vous comme la Coupe du monde. Quels choix peut faire Deschamps à l'heure de disputer ce deuxième match contre l'Irak ? Buteur mardi, Barcola semble bien placé pour avoir sa chance. Cherki a aussi montré des qualités complémentaires à celles de Mbappé et Olise.
Surtout, l'interrogation ultime semble être la position du N°10 des Bleus. L'imaginer sur le côté gauche pourrait permettre à ses coéquipiers de s'exprimer davantage. Mais son sélectionneur pourrait aussi décider de repasser à un milieu à trois… Réponse dans les prochains jours.