Matías Fernández-Pardo, l’homme qui a refusé l’Espagne à quatre reprises, la défie en quarts
Matías Fernández-Pardo (21), né en Belgique d’un père espagnol et d’une mère italienne, avait la possibilité de représenter l’un de ces trois pays. Il a finalement choisi celui de sa naissance.
Cependant, ce n’a pas toujours été son souhait. "C’est une chance. Ils se sont intéressés à moi. J’ai joué un peu avec la Belgique. Mais petit, je regardais toujours les matchs de l’Espagne, comme la finale de 2012. Mon cœur a toujours été avec l’Espagne. Je veux jouer avec l’Espagne. S’ils me veulent, il n’y a aucun doute. Je sais qu’il y a de la concurrence, mais j’aime les défis", déclarait-il dans une interview à Marca le 31 décembre 2024.
La RFEF a traité tous les documents en février 2025 et Santi Denia l’a convoqué avec les moins de 21 ans. Il n’est pas venu, invoquant une blessure musculaire, mais après la trêve il a joué normalement avec Lille, ce qui a suscité quelques soupçons. L’entraîneur d’Albacete l’a inclus dans la pré-liste pour l’Euro de la catégorie, mais il a finalement été l’un des deux joueurs écartés.
En septembre de la même année, Paco Gallardo l’a appelé pour la Coupe du monde U20, mais officiellement Lille ne lui a pas permis de répondre à cette convocation. En octobre, David Gordo l’a convoqué avec les moins de 21 ans, mais cette fois il n’a pas évoqué de blessure et ne s’est tout simplement pas présenté. C’était la quatrième fois qu’il agissait ainsi.
Le joueur a haussé les enchères : soit l’équipe A, soit rien. Et finalement, en novembre, il a répondu à l’appel de Rudi García avec la sélection A de la Belgique. "Je n’ai jamais dit que je voulais jouer avec l’Espagne", a-t-il affirmé, au grand étonnement de la RFEF.
Peu de minutes en Coupe du monde
Matías Fernández-Pardo a un défi ce vendredi : qualifier sa sélection parmi les quatre meilleures du monde. La tâche ne sera pas simple, car il affronte l’actuelle championne d’Europe. L’Espagne attend ce match depuis longtemps et arrive avec l’envie de retrouver les demi-finales seize ans après, après avoir éliminé le Portugal lors d’un huitième de finale intense.
Cependant, la participation du Bruxellois dans ce Mondial reste anecdotique. Il a joué quatre minutes contre l’Égypte, trois face à l’Iran et 34 contre la Nouvelle-Zélande. Il n’a pas participé aux phases à élimination directe, ni contre le Sénégal ni face aux États-Unis.