"L'Iran viendra, c'est sûr", dit le président de la FIFA
"L'Iran viendra, c'est certain", a-t-il déclaré au cours d'une conférence économique animée par la chaîne CNBC à Washington. "Nous souhaitons que, au moment du coup d'envoi le 11 juin, la situation soit pacifiée, ce qui serait vraiment bénéfique", a-t-il précisé.
"Mais l'Iran est tenu de participer, ils incarnent leur nation, ils ont obtenu leur qualification, et les athlètes désirent concourir", a insisté Infantino, qui avait rencontré l'équipe nationale iranienne pendant un stage d'entraînement à Antalya en Turquie à la fin du mois de mars. Il avait aussi observé un match amical de cette équipe d'Iran.
Il avait déjà promis l'engagement de l'Iran dans cette compétition internationale, bien que le président américain Donald Trump, avec lequel Infantino entretient des relations cordiales, ait antérieurement suggéré que les footballeurs iraniens pourraient manquer de "sécurité" sur le sol américain.
Selon le calendrier officiel, l'Iran affrontera ses trois adversaires du groupe G aux États-Unis, pays co-hôte du tournoi aux côtés du Mexique et du Canada : à Los Angeles face à la Nouvelle-Zélande (16 juin) et à la Belgique (21 juin), puis à Seattle contre l'Égypte (27 juin). Leur quartier général pendant l'événement est prévu à Tucson, en Arizona.
"En dehors de la politique"
Au début du conflit initié par les États-Unis et Israël le 28 février, l'Iran avait mentionné un possible "boycott" du tournoi, avant de solliciter la FIFA pour transférer ses rencontres des États-Unis vers le Mexique, demande rejetée par l'organisation mondiale.
Suite à des semaines de bombardements aériens sur l'Iran et de contre-attaques iraniennes visant Israël et les nations voisines, un cessez-le-feu précaire a pris effet le 8 avril pour une durée de deux semaines. Cependant, Téhéran a bloqué le détroit vital d'Ormuz, et Washington a instauré depuis lundi un embargo sur les bateaux entrant ou sortant des ports iraniens.
"Le sport doit rester à l'écart de la politique", a réitéré mercredi le dirigeant de la FIFA. "Certes, nous ne résidons pas sur la Lune, mais sur Terre. Néanmoins, si d'autres refusent de bâtir des ponts et de les préserver unis, c'est à nous d'assumer cette mission", a développé Infantino.
Il a par ailleurs considéré que la plus vaste Coupe du monde de l'histoire (3 nations organisatrices, 48 formations) représenterait "un succès" si elle se déroulait "en toute sécurité, sans heurts, et sur le plan sportif, avec des confrontations exceptionnelles et un jeu captivant".