Lassana Diarra, qui exigeait 65 millions d'euros, a conclu un accord avec la FIFA

Lassana Diarra, qui exigeait 65 millions d'euros, a conclu un accord avec la FIFA

Le 4 octobre 2024, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), sollicitée par Lassana Diarra, avait estimé que certaines règles de la FIFA encadrant les mutations entre clubs étaient "contraires" au droit de l'Union européenne et "de nature à entraver la libre circulation" des footballeurs professionnels, ce qui a profondément perturbé le système de transferts. L'ancien joueur de l'équipe de France (35 sélections) avait annoncé en octobre dernier qu'il se tournait vers la justice belge pour appliquer la décision de la CJUE.

Interrogée par l'AFP, la FIFA a déclaré qu'"à la suite de l'accord global auquel ils sont parvenus, M. Lassana Diarra et la FIFA ont mis fin à toutes les procédures judiciaires les opposant", précisant que la FIFA "ne reconnaît aucune faute et n'a effectué aucun paiement d'indemnité". Les avocats de Lassana Diarra ont pour leur part indiqué à l'AFP qu'ils ne pouvaient pas faire de commentaire pour le moment.

L'origine de cette affaire remonte à la contestation par Diarra des conditions de son départ du Lokomotiv Moscou, en 2014. En raison d'une réduction drastique de son salaire, Diarra avait quitté le club moscovite, mais ce dernier avait jugé la rupture abusive et lui avait réclamé 20 millions d'euros, ramenés à 10,5 millions d'euros. Conséquence : le club belge de Charleroi avait finalement renoncé à recruter le Français par crainte de devoir assumer une partie de ces pénalités, conformément au règlement de la FIFA examiné par la CJUE.

Suite à la décision de la CJUE, appelée "arrêt Diarra", la FIFA a modifié sa réglementation sur les transferts de joueurs. La fondation Justice for Players a également lancé une action collective ("class action") visant à plus de justice dans les transferts, une initiative rejointe par plusieurs syndicats nationaux de footballeurs professionnels, dont le syndicat français (UNFP).