L'affaire Balogun est "un précédent politique extrêmement dangereux", selon la FIGC

L'affaire Balogun est "un précédent politique extrêmement dangereux", selon la FIGC

"C’est vraiment absurde, je suis même allé voir cet article 27 qui permet ou permettrait à la FIFA (de suspendre ce carton rouge, ndlr), et uniquement à la FIFA – donc ce n’est pas reproductible dans les différents championnats nationaux, et je me dis tant mieux, parce que ce serait vraiment l’Armageddon", a déclaré M. Malago sur la chaîne Rai Radio 1.

"Inutile de se raconter des histoires, cette décision a un évident parfum politique, le New York Times l’a écrit aussi. C’est objectivement un précédent extrêmement dangereux, un précédent politique extrêmement dangereux", a-t-il poursuivi.

"J'espère qu’ils (à la Fifa, NDLR) s’en rendent compte, parce que je suis fan de cette Coupe du monde avec des stades pleins, le divertissement et le business : ici, c’est le football qui triomphe. Mais quand on voit une décision comme ça, on perd la méritocratie qui est la base du football", a conclu M. Malago, élu fin juin à la tête d'une fédération en crise après l'échec de la Nazionale à se qualifier pour son troisième Mondial de suite.

Après avoir écopé d'un carton rouge contre la Bosnie-Herzégovine en 16ᵉ de finale pour avoir marché sur une jambe du défenseur Tarik Muharemovic, Balogun était suspendu automatiquement pour le 8ᵉ de finale contre la Belgique programmé lundi à Seattle.

Mais la commission de discipline de la FIFA a annoncé dimanche avoir modifié la sanction, en invoquant l'article 27 de son code disciplinaire, en la faisant passer "d'un match de suspension ferme à un match de suspension avec sursis, assorti d'une période probatoire d'un an".

Dans la foulée, Donald Trump qui avait appelé le président de la FIFA Gianni Infantino mercredi pour demander un réexamen de cette sanction, a remercié la FIFA pour cette décision, tandis que la Fédération belge a fait part de "sa stupéfaction".