Deschamps promet un spectacle : "Ce sera un match ouvert, l’Espagne est l’un des grands favoris"

Deschamps promet un spectacle : "Ce sera un match ouvert, l’Espagne est l’un des grands favoris"

Le sélectionneur de la France, Didier Deschamps, s’est exprimé en conférence de presse d’avant-match sur la préparation et les pièges qui attendent sa sélection lors de la demi-finale prévue ce mardi face à l’Espagne.

- À quel point est-il difficile de gérer les choix dans un groupe aussi compétitif ?

- Tout entraîneur doit prendre des décisions. Pour moi, il est essentiel que ceux qui débutent soient en forme et que ceux qui entrent en jeu puissent avoir le même impact. Jusqu’ici, c’est exactement ce qui s’est passé. Nous avons des joueurs aux profils différents et, selon le match, des caractéristiques distinctes peuvent être nécessaires. Tôt ou tard, tout le monde finit par être sollicité.

- Comment va Aurélien Tchouaméni ? Est-il prêt pour la demi-finale ?

- Par rapport au dernier match, il va mieux. À ce moment-là, même s’il était sur le banc, le risque de l’utiliser était trop élevé. On ne peut pas dire qu’il soit rétabli à cent pour cent et son dernier match remonte à une quinzaine de jours, mais cela ne représente pas forcément un obstacle. Le plus important, c’est qu’il soit là. Lors du dernier match, je ne l’ai pas utilisé car le risque était trop grand, mais aujourd’hui il est de nouveau disponible.

- La concurrence entre Bradley Barcola et Desiré Doue est-elle un avantage ?

- Oui, car ils se connaissent bien et se respectent mutuellement. Les deux ont la qualité pour être titulaires. À Paris, ils ont alterné et ont aussi joué ensemble. Les choix dépendent surtout des profils. Je ne décide pas seulement en fonction de l’adversaire, mais aussi des caractéristiques de mes joueurs. L’un est peut-être plus à l’aise pour attaquer dans l’axe, l’autre pour jouer plus excentré. Je suis très content de pouvoir compter sur les deux.

- Comment arrêter Lamine Yamal ?

- C’est l’un de ces joueurs capables de faire la différence. L’objectif de tout adversaire est de réduire son influence, d’autant plus qu’il a un poids énorme dans la sélection espagnole. Il existe plusieurs solutions. En un contre un, il est très difficile à arrêter, mais je pense qu’affronter certains de nos joueurs individuellement n’est pas si simple non plus. Ce seront des situations à gérer avec beaucoup d’attention.

- Les déplacements et la fatigue peuvent-ils avoir un impact sur la demi-finale ?

- Je n’ai pas calculé les kilomètres parcourus par l’Espagne. Je connais notre parcours et nous savions dès le début quel serait le chemin en cas de première place dans le groupe. Le choix de Boston comme base a aussi été fait parce que nous avions d’excellentes infrastructures et une logistique adaptée. La fraîcheur est toujours importante dans une compétition de ce niveau. Prolongation, chaleur et déplacements peuvent laisser des traces dans les jours suivants. Ce sont des facteurs réels, mais cela dépendra aussi de l’état psychologique des joueurs. Nous sommes bien : tout le groupe est prêt.

- Considérez-vous toujours l’Espagne comme favorite ?

- Oui, je le confirme. À part le premier match contre le Cap-Vert, l’Espagne a confirmé qu’elle fait partie des grands favoris. Je ne veux pas mettre la pression sur Luis de la Fuente et son équipe, mais tout le monde attend beaucoup d’eux. Ils savent très bien attaquer et défendent tout aussi bien : ils n’ont encaissé qu’un seul but en six ou sept matchs.

- Quel type de match attendez-vous ?

- Cela peut être un match spectaculaire, car les deux équipes ont énormément de qualité offensive. En même temps, Luis et moi savons à quel point il est important de bien défendre. Avec le talent qui sera sur le terrain, il est naturel d’attendre un match ouvert et d’un très haut niveau.