Deschamps : "On nous voit déjà en finale, cela ne me plaît guère"

Deschamps : "On nous voit déjà en finale, cela ne me plaît guère"

Le début du rassemblement : "C'est un moment clé, même si l'effectif n'est pas complet. Mateta et Lacroix arriveront demain. Les joueurs concernés par la Ligue des Champions ne nous rejoindront que mardi matin. La préparation est courte. Certains ont bénéficié d'un peu plus de repos. Il faut se concentrer sur l'essentiel en vue des matchs amicaux à venir. Mardi, tout le groupe sera là, avec un programme intense. C'est une période agréable, les joueurs sourient. Ils sont heureux d'être présents. Ils ont envie de jouer. Nous voulons répartir le temps de jeu durant ces rencontres de préparation."

Les objectifs : "C'est un événement majeur. On nous imagine déjà le 19 juillet, cela ne me plaît guère, pas du tout même. Nous avons trois adversaires en phase de groupes. Être parmi les meilleures équipes, oui, mais je sais qu'il y a des étapes importantes avant de songer à aller plus haut. Nous ferons tout pour être au rendez-vous."

Son état d'esprit : "Je me sens bien, concentré, attentif aux détails. Le management tient une grande place. Je sais pourquoi je suis ici. C'est une nouvelle page blanche, il faut maintenant écrire."

La finale PSG-Arsenal : "Il y a six finalistes. C'est leur finale, une belle affiche. Ce que j'espère, c'est qu'il n'y aura pas de souci pour nos six joueurs concernés. Ensuite… le match sera un rapport de force. Nous les retrouverons mardi, ils seront à Nantes mais probablement pas de la partie pour ceux qui auront débuté la finale."

La gestion de la chaleur : "Il fera également très chaud pendant le Mondial. Cela sert, nous mettrons en place des protocoles avec le staff médical. Nous n'avons pas eu de souci de chaleur en mars, il faisait même frais… Mais oui, nous avons choisi des solutions pour lutter contre la chaleur. Des protocoles ont été mis en place. Nous avons fait des choix. Il y aura de longs déplacements pour rejoindre les différentes zones. Il faudra aussi caler des obligations médias, je veux préserver les joueurs pour éviter une grosse fatigue."

Sa gestion : "Je ne suis jamais tombé dans la routine. Chaque rassemblement est un événement particulier. Inutile de se plonger trop tôt dans la compétition. Les contextes sont différents. Ce sont des étapes. Certains vont découvrir des choses sur le plan émotionnel, même si les jeunes sont faits pour le très haut niveau."

Son dernier rassemblement : "Ce n'est pas ma personne. Cela me fait rire. On me dit que c'est ma dernière. J'ai fait une prise de sang ce matin, on m'a dit que c'était ma dernière… (rires)."

Le décalage horaire : "Nous allons nous adapter une fois à Boston. Nous avons été performants en mars. Certains dorment mieux que d'autres. Forcément, des choses changent. Nous avons vu cela en mars. Les horaires d'entraînement ne seront pas les mêmes. Je l'ai déjà dit, la journée n'est pas la même, le contenu non plus. Ce n'est pas pareil à 15h et à 21h. Il n'y a pas de réveil musculaire à 15h, le déjeuner est avancé. Nous verrons une fois à Boston. Forcément, les journées ne sont pas identiques."

La perception de son équipe : "Je vois que d'autres sélectionneurs disent que l'équipe de France a deux équipes… Je ne veux pas refuser le fait que nous fassions partie des favoris. Mais sommes-nous supérieurs à d'autres nations ? Il y a 7 ou 8 équipes qui ont cette ambition, une seule y parviendra. Ce n'est pas fuir, l'ambition est essentielle. Un mot important : l'humilité. Sur le papier il y a des choses, mais dans le football, il suffit d'un peu moins pour le payer cher. Nos adversaires ont beaucoup de qualités. Notre groupe aussi. Je ne veux pas diminuer l'Irak. Le Sénégal et la Norvège sont de très bonnes nations."

La saison du Real Madrid : "Cela peut arriver au cours d'une saison. J'ai parlé avec d'autres joueurs dont la fin de saison n'a pas été très agréable. La parenthèse est fermée. C'est aussi bien pour les joueurs d'avoir un contexte différent, là c'est une Coupe du monde, ils sont tous prêts."

La préparation : "Nous allons insister sur l'aspect athlétique pour faire le plein d'énergie. On ne peut pas tout modifier. Il y aura un rappel là-dessus, nous aurons des données importantes sur le plan athlétique. Il y aura aussi du ballon. Nous avons un peu de temps. Dès lundi, on bascule sur le prochain match. Je n'ai pas d'inquiétude pour ces premiers jours. La joie ressort, le plaisir de se retrouver. Il y a des affinités entre eux. Quand nous serons à 26, l'idée sera de ne perdre personne. Ils ont tous l'ambition d'être titulaires. Je connais les joueurs sur le plan humain. La notion d'unité est indispensable. C'est difficile pour ceux qui n'auront pas de rôle sur le terrain, mais il faut les accompagner. Il peut y avoir un coup de moins bien chez l'être humain."

Clairefontaine : "Que du bonheur. Je suis un privilégié. Vous voulez que j'aille dans l'émotionnel… Je profite de chaque instant. Comme à chaque fois. On aurait pu me faire arrêter avant. Clairefontaine, cela représente beaucoup, c'est la maison du football. Beaucoup de choses appartiennent aux souvenirs. Je ne regarde pas dans le rétroviseur. Ce qui m'intéresse, c'est aujourd'hui, c'est demain. Nous devons dégager cette énergie avec le staff. Nous sommes au service de l'équipe de France, avec une attente forte, des exigences élevées."