Coupe du monde 2026 : pronostics, meilleurs paris et cotes (demi-finales)
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Le football mondial a rarement offert un dernier carré d'une telle densité. Pour la première fois depuis la création du classement FIFA, les quatre premières nations mondiales se retrouvent réunies en demi-finales d'une Coupe du monde, comme si la logique sportive avait décidé, cette fois, de ne souffrir aucune exception.
L'Argentine, championne du monde en titre, rêve d'un back-to-back que seuls l'Italie et le Brésil ont réussi avant elle. La France, vice-championne du monde, court après une troisième étoile qui la ferait entrer un peu plus dans la légende. L'Espagne, championne d'Europe en titre, veut rééditer l'enchaînement Euro-Coupe du monde de sa génération dorée, celle du triplé 2008-2010-2012. Et l'Angleterre, double finaliste malheureuse des deux derniers Euros, veut enfin mettre fin à soixante ans d'attente, elle qui n'a plus soulevé le trophée depuis 1966. Quatre sélections, quatre quêtes, deux soirées pour écrire l'histoire.
Les demi-finales prennent le relais cette semaine avec deux affiches de gala. Mardi soir à Arlington, la France retrouve l'Espagne pour un remake de la demi-finale de l'Euro 2024, remportée par la Roja, avec un parfum de revanche pour les Bleus de Kylian Mbappé face à la bande de Lamine Yamal.
24 h plus tard, à Atlanta, l'Angleterre défie l'Argentine dans un duel chargé d'histoire, nourri par la guerre des Malouines et sublimé par la main de Diego Maradona puis par son but du siècle en 1986, entre une sélection anglaise portée par Jude Bellingham et des champions du monde emmenés par un Lionel Messi au crépuscule de sa carrière internationale.
France - Espagne : mardi 14 juillet, 21h00
Le hasard du calendrier a parfois du génie : c'est un 14 juillet, jour de fête nationale, que la France jouera sa place en finale de la Coupe du monde, à l'AT&T Stadium d'Arlington, face à l'Espagne. L'affiche a des airs de revanche pour les Bleus, battus par la Roja en demi-finale de l'Euro 2024 à Munich (2-1), puis, au terme d'un match fou de Ligue des nations, conclu sur le score invraisemblable de 5-4 en juin 2025. L'histoire entre les deux nations est ancienne et dense : 38 confrontations, 18 victoires espagnoles et 13 françaises.
Mais derrière cet avantage global de l'Espagne se cache une réalité : les Bleus ont longtemps été favoris dans les matchs à enjeux. En compétition officielle, la France avait pris l'habitude de dominer sa voisine, en finale de l'Euro 1984, en quart de finale de l'Euro 2000, en huitième de finale du Mondial 2006 puis en finale de la Ligue des nations 2021, l'Espagne ne s'offrant qu'une parenthèse en quart de finale de l'Euro 2012, en plein règne de sa génération dorée. Les deux dernières retrouvailles ont toutefois inversé la tendance, et c'est tout l'enjeu de ce mardi : reprendre la main face à un adversaire qui a appris à gagner ces rendez-vous.
Le parcours des Bleus dans ce Mondial plaide en leur faveur. En tête du groupe I devant la Norvège, le Sénégal et l'Irak, avec dix buts inscrits pour deux encaissés, les hommes de Didier Deschamps ont ensuite éliminé la Suède (3-0), le Paraguay (1-0) et le Maroc (2-0), soit trois matchs couperets sans concéder le moindre but. Cette imperméabilité défensive, marque de fabrique des grandes équipes de Deschamps, s'appuie sur une attaque de feu : Kylian Mbappé survole le tournoi avec huit buts, Ousmane Dembélé en a ajouté cinq, et Michael Olise régale ses coéquipiers avec cinq passes décisives. Rarement la France aura présenté un triangle offensif aussi complémentaire dans un grand tournoi.
En face, l'Espagne avance, elle aussi, en pleine confiance. Championne d'Europe en titre, la sélection de Luis de la Fuente a terminé en tête du groupe H avant d'écarter l'Autriche (3-0), le Portugal (1-0) et la Belgique (2-1), Fabián Ruiz et Mikel Merino ayant inscrit les buts décisifs face aux Diables Rouges. Son jeu de possession, animé par le talent de Lamine Yamal et par des accélérations foudroyantes, constituera le test le plus exigeant du tournoi pour la défense française.
Mais la montée en puissance des Bleus, réguliers et sereins depuis le premier match, invite à croire que la revanche de Munich aura lieu un soir de fête nationale.
Pronostic : victoire de la France @ 2,25 (Betclic)
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Angleterre - Argentine : mercredi 15 juillet, 21h00
24h après le choc d'Arlington, Atlanta accueillera l'autre sommet de ce dernier carré, entre deux nations que l'histoire a dressées l'une contre l'autre bien au-delà des pelouses. Angleterre - Argentine, c'est l'une des rivalités les plus anciennes et les plus âpres du football mondial.
Elle naît au Mondial 1966 à Wembley, quand l'expulsion contestée du capitaine argentin Antonio Rattín, qui refusa de quitter la pelouse pendant de longues minutes, mit le feu aux poudres, avant qu'Alf Ramsey ne qualifie les Argentins d'"animaux", des mots restés gravés comme une injustice fondatrice. La blessure s'est ravivée avec la guerre des Malouines, puis Diego Maradona a transformé le quart de finale de 1986 en un règlement de comptes légendaire, avec la main de Dieu et le but du siècle dans le même match. En 1998 à Saint-Étienne, la chevauchée de Michael Owen, la merveille sur coup franc conclue par Javier Zanetti et l'expulsion de David Beckham ont précédé une élimination anglaise aux tirs au but, avant la revanche du Spice Boy en 2002, son penalty victorieux condamnant l'Argentine dès le premier tour. Les deux nations ne se sont plus affrontées depuis un amical de 2005 remporté par les Anglais (3-2), et l'historique penche de leur côté, avec 6 victoires pour 2 défaites en 14 confrontations. Mais ces chiffres anciens comptent moins que la dynamique actuelle des deux équipes.
L'Angleterre est arrivée en Amérique du Nord parmi les favoris et la sélection de Thomas Tuchel a répondu aux attentes. Première du groupe L devant la Croatie, le Ghana et le Panama, elle a ensuite écarté la RD Congo (2-1), le Mexique (3-2) puis la Norvège (2-1) en prolongation, Jude Bellingham égalisant avant de délivrer les siens dès le début de la période supplémentaire. Cette Angleterre ne domine pas toujours ses adversaires, mais elle fait preuve d'un caractère qui lui a longtemps manqué dans les moments chauds. Elle est surtout portée par ses deux leaders, Harry Kane et Jude Bellingham, auteurs de six buts chacun dans ce Mondial, soit douze des treize buts des Three Lions dans la compétition.
En face, l'Argentine avance avec le statut de champion en titre et l'ambition d'un back-to-back que seuls l'Italie et le Brésil ont réalisé avant elle. La bande de Lionel Scaloni a survolé le groupe J avec trois victoires contre l'Autriche, l'Algérie et la Jordanie, avant de battre le Cap-Vert (3-2), l'Égypte (3-2) puis la Suisse (3-1) en quarts de finale. Sa défense paraît moins souveraine qu'en 2022, avec cinq buts encaissés en trois matchs à élimination directe, mais malheur à celui qui enterrerait trop vite l'Albiceleste. Cette sélection avait déjà des failles il y a quatre ans, et c'est son mental hors norme, cette capacité à rester debout dans la tempête, qui l'avait portée jusqu'au sacre. Toujours debout, jamais vaincue : bousculée par l'Égypte comme par la Suisse, elle a toujours trouvé les ressources pour l'emporter, et un Lionel Messi au crépuscule de sa carrière internationale rêve d'écrire un dernier chapitre à sa légende.
Difficile, dès lors, de trancher entre une Angleterre plus équilibrée et un champion du monde à l'âme inoxydable. Une certitude, en revanche, se dégage : les deux équipes trouvent le chemin des filets avec une belle régularité. L'Angleterre a marqué dans cinq de ses six matchs dans ce Mondial, l'Argentine a fait trembler les filets à chacune de ses six sorties, et aucune des deux défenses n'affiche l'imperméabilité des grands soirs : deux clean sheets seulement en six rencontres de part et d'autre. Entre Kane et Bellingham d'un côté, et Messi et la force de frappe de l'Albiceleste de l'autre, tout indique une soirée animée devant les buts.
Pronostic : les deux équipes marquent @ 1,84 (Betclic)
Explication du pari : si l'Angleterre et l'Argentine inscrivent chacune au moins un but dans le temps réglementaire, votre pari est gagnant.