Este artículo no está disponible en Spanish. Mostrándolo en French.

"Pas question de marketing ici", insiste Deschamps avant le duel France-Brésil

"Pas question de marketing ici", insiste Deschamps avant le duel France-Brésil

Quelle importance sportive accorder au match de demain compte tenu du contexte ?

Il existe un but clair sur le plan sportif avec ces deux rencontres. En préambule de chaque tournoi, ces duels de mars incluent une forte dimension promotionnelle. Il faut s'ajuster en conséquence. Nous nous concentrons sur ce match précis, celui du dimanche. Nous allons distribuer le temps de présence sur le terrain, c'est l'occasion idéale surtout avec ces deux oppositions si proches. L'idée est de maximiser l'exposition des joueurs sur la pelouse.

Qu'est-ce qui rend le Brésil si captivant à vos yeux ?

Bien sûr, affronter le Brésil possède un caractère unique. Cela remonte à plus de dix ans, lors de notre voyage en Uruguay et en Argentine. De nos jours, organiser des rencontres amicales devient bien plus ardu avec le calendrier chargé de compétitions. La France et le Brésil représentent deux équipes qui résonnent à l'échelle mondiale, inscrites dans l'héritage du ballon rond. Même si c'est un amical, il s'agit d'une confrontation de renom.

Combien de temps de jeu aura Mbappé au total ?

Il pourrait démarrer, ne pas aller au bout du match, ou entrer en jeu plus tard. Lui, comme les vingt-quatre autres membres de l'effectif, bénéficieront d'une répartition du temps sur les deux matchs. Tous les aspects athlétiques et physiques influenceront nos choix. La possibilité d'effectuer six remplacements nous facilite la tâche. Nous visons une victoire tout en évitant les risques inutiles pour les joueurs. Ils viennent de disputer des rencontres cruciales et en affronteront d'autres par la suite, notamment pour ceux engagés en quarts de Ligue des champions ou dans la course aux championnats nationaux.

Auriez-vous préféré que votre président Philippe Diallo s'abstienne de commentaires sur l'avenir du poste de sélectionneur ?

Je n'évoque pas les propos du président, je ne vais pas lui répliquer via vous, je le croise assez souvent. Je me focalise sur l'essentiel pour moi, à savoir ce match. À vous de décrypter cela, je refuse d'y consacrer du temps. Mon unique but est clair. Si vous interrogez sur l'après, cela ne me regarde pas. C'est également de son ressort en tant que dirigeant.

Rencontrer le Brésil deux mois avant la Coupe du monde, est-ce une opposition stimulante ?

Nous tirons des enseignements de chaque rencontre. Un adversaire de moindre envergure nous aurait fourni des éléments tout autant précieux. Nous ne sommes pas venus pour des raisons promotionnelles. Cela fait partie du quotidien, y compris les engagements auprès des médias. Le terrain révélera une réalité à ce moment précis, susceptible de susciter vos réflexions. Ces observations serviront à moi et à mon équipe technique.

Allez-vous maintenir une ligne avec quatre attaquants ?

Oui, puisque j'ai à disposition de nombreux profils offensifs, je ne compte pas y déroger. Certains attendront sur le banc pour intervenir par la suite. D'autres, non sélectionnés cette fois, auraient pu l'être. Lorsque nous contrôlons la possession, aucun problème ne surgit. L'enjeu est de dominer le ballon le plus souvent afin de menacer l'adversaire.

Voici le premier rassemblement depuis l'obtention du Ballon d'Or par Ousmane Dembélé, prix remporté en tant que numéro 9, alors qu'il occupe un poste sur le flanc en équipe de France. Envisagez-vous de repenser son rôle ?

Même s'il débute en pointe au PSG, il évolue aussi au milieu, sur l'aile gauche, droite, ou plus reculé. Comme la majorité des attaquants, il bénéficie d'une grande latitude. L'essentiel réside dans l'occupation des espaces lors des pertes de balle. Il est capable de postuler à n'importe quelle position offensive. Au club parisien, il explore des rôles variés. Ses déplacements au cours du match peuvent déstabiliser les rivaux.

Pensez-vous fréquemment que ce sera votre ultime tournoi à la tête des Bleus ?

Ce qui appartient au passé reste derrière. L'essentiel se trouve dans le présent et l'immédiat. Je ne songe pas à ma propre trajectoire ni à une sortie réussie. À l'image de chaque compétition, je cherche simplement à progresser le plus loin possible. Aucune nostalgie ne m'habite. Je ne me dis jamais que c'est la dernière opportunité pour telle ou telle chose. Bien que des instants émotionnels puissent survenir par moments. La priorité demeure la Coupe du monde, le maintien de l'équipe de France au sommet. Ce sera extrêmement ardu, en raison du nouveau format élargi et de notre groupe particulièrement relevé.