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L'Italie en Bosnie pour briser sa série noire en playoffs

L'Italie en Bosnie pour briser sa série noire en playoffs

En fêtant avec un enthousiasme excessif face aux caméras de télévision la qualification de la Bosnie aux dépens du pays de Galles lors des tirs au but (1-1, 4 tab à 2) jeudi soir, Federico Dimarco, Sandro Tonali et certains de leurs coéquipiers ont suscité la controverse et irrité leurs prochains rivaux ainsi que leurs fans. C'est sans doute une manière peu idéale de se préparer à l'un des duels les plus cruciaux de l'histoire récente de la Nazionale.

Dimarco s'est défendu depuis d'avoir "manqué de respect à la Bosnie et aux Bosniens" et d'avoir fait preuve d'arrogance en voyant les "Zmajevi" (les dragons en bosnien) comme un adversaire plus facile que les Gallois.

Mais le dommage est fait : l'Italie, quadruple championne du monde mais forclose des deux dernières Coupes du monde, cherchera à obtenir son billet pour l'Amérique dans un environnement tendu et une atmosphère enflammée.

Seulement 8 800 spectateurs seront présents au stade Bilino-Polje de Zenica, à 70 km de Sarajevo. La capacité normale du lieu est de 14 000 places, mais la Bosnie subit une peine de l'UEFA pour les actes racistes et discriminatoires de ses supporters lors du match de qualification de novembre contre la Roumanie.

Toute la nation soutiendra son équipe, classée 66ᵉ au ranking Fifa et qui espère, avec son vétéran Edin Dzeko (40 ans), une deuxième présence au Mondial après celle de 2014.

Esposito en préférence à Retegui ?

Bien que l'ambiance promette d'être électrique, la météo sera plutôt hivernale, avec de la neige récemment et de la pluie prévue pendant la rencontre. C'est pourquoi Gennaro Gattuso a repoussé de 24 heures le voyage de son groupe en Bosnie, initialement prévu dimanche, pour une ultime séance sous le soleil de Coverciano, le centre d'entraînement du foot italien.

Le champion du monde 2006, arrivé en juin 2025 à la place de Luciano Spalletti après une défaite cuisante à Oslo (3-0) en entame des éliminatoires, doit exorciser les spectres de 2018 et 2022 qui ont marqué l'Italie et ses supporters.

Éliminée en playoffs, et toujours à domicile, du Mondial russe par la Suède puis, quatre ans plus tard, de la Coupe du monde qatarie par la Macédoine du Nord, la Nazionale a franchi la première étape grâce à une victoire sans panache (2-0) face à la faible Irlande du Nord jeudi à Bergame.

Face à la Bosnie, Gattuso devrait aligner les vainqueurs des Nord-Irlandais. À moins de miser d'entrée sur un des talents rares italiens de Serie A, Francesco Pio Esposito (20 ans), plutôt que sur Mateo Retegui, qui a déçu jeudi.

"C'est un jeune exceptionnel, mature mentalement et toujours à fond", a loué Dimarco, son partenaire à l'Inter. "Pour l'Italie, se qualifier au Mondial est un devoir, mais nous savons que nous jouons contre une formation solide, avec des éléments chevronnés et doués", a averti le défenseur.

"Il faudra tenir mentalement", a répété Dimarco. "Avec le bon mental sur 95 minutes, nous obtiendrons le succès escompté à la maison". Et c'est ce que souhaite toute l'Italie, qui avait vu son dernier match en Coupe du monde en 2014 au Brésil, écourté dès les poules.