Vincent Kompany : "Il n'y a pas de recette miracle"

Vincent Kompany : "Il n'y a pas de recette miracle"

Sensation : "Je reste parfaitement serein. Absolument. J'évite de me plonger trop vite dans l'émotion de la rencontre. Je privilégie la préparation quotidienne, en cherchant les paroles adaptées pour la veille."

L'effectif le plus performant : "C'est encourageant que la majorité des joueurs soient aptes et présents (à l'exception de Serge Gnabry, note du rédacteur). C'est un contraste avec la saison passée. Les athlètes conservent encore de la vitalité. Je considère que Paris excelle sur le plan physique. L'agressivité a souvent été décisive. Ça peut orienter le résultat. Peut-être qu'ils tiendront le rythme sur toute la durée, peut-être pas nous. C'est l'inconnu."

Ambiance : "Le groupe entretient un lien solide avec les fans. Tous ensemble, nous pouvons franchir cette barre. À ce niveau, peu croyaient en nos chances. Pourtant, nous y voilà. Nous avons partagé des instants mémorables. Nous aspirons à ce que ce soit gravé dans les mémoires."

Entraîner les penalties : "Nous sélectionnons les tireurs en discutant avec l'équipe. Nous évitons de désigner un premier choix réticent. Ce thème a été abordé tout au long de l'année."

Frustration pour un défenseur d'encaisser : "Au foot, l'objectif principal est de remporter les parties. Nous en réussissons un grand nombre. Je ne m'attarde pas sur des théories. Nous avons démontré notre capacité à vaincre, tout comme le PSG. Au bout du compte, l'essentiel est de compter un but de plus à l'actif. Si c'est possible sans en prendre, c'est idéal. Mais c'est aussi une question de réalisme pour l'emporter."

Stratégie défensive contre le PSG ? : "Chacun garde en tête le match de mardi dernier. Sur les 90 minutes, il nous faut être au maximum de nos moyens et l'issue nous le dira demain."

Simplicité à diriger un tel duel ? : "Chaque confrontation est unique. Je ne sais pas pour mes collègues entraîneurs. J'ai évolué 23 ans au sommet. J'ai savouré des triomphes et subi des revers. Je m'appuie sur ce vécu. Pas de formule magique : il suffit de ne pas anticiper mentalement la veille. La partie débute au sifflet initial. Une fois lancée, il s'agit de la contrôler."

Motivation pour devenir entraîneur ? : "J'ai embrassé ce rôle pour permettre aux joueurs d'exprimer leur potentiel. C'est leur spectacle. Ce sont eux qui frappent, qui slaloment. Ma mission est de les accompagner. Offrir à chacun sa place dans l'ensemble."

Anticiper un tel niveau d'intensité comme la semaine écoulée ? : "Ça repose entièrement sur les deux formations. Si l'adversaire choisit de temporiser à un moment, de céder de l'espace, nous pourrons être plus fluides. Mais s'ils répètent leur pressing habituel, ce sera comparable. Tout se joue sur les petites choses. Nous les avons déjà croisés à plusieurs reprises. Toujours avec du mordant et des scores étriqués."

État de forme d'Harry Kane : "Vous évoquez une petite baisse en cette fin de campagne, je ne partage pas cet avis. Il est à sa place. Face aux grands noms mondiaux, c'est ardu pour quiconque. C'est remarquable ce qu'il accomplit et où nous en sommes. La Ligue des champions reste la plus exigeante à conquérir, gardons cela présent."

Évaluation du PSG ?: "De mon point de vue, le PSG domine l'Europe depuis deux saisons. Ils sont solides, franchement impressionnants. Au delà du talent, la jeunesse du groupe compte : comme à Barcelone, ils sont frais. Ce qui leur permet de perdurer au top. Nous les estimons. Affronter une telle équipe est ardu, mais nous pensons que nous aussi, nous posons problème."

Rencontre la plus cruciale depuis son installation comme entraîneur ?: "Je passerai une bonne nuit. Pas de stress excessif. Je réfléchis beaucoup, mais une fois le boulot accompli, le sommeil vient facilement. Être en demi de Ligue des champions, oui, ça pourrait être le sommet de ma trajectoire. Ça n'altère en rien la méthode. Mes gars sont prêts à briller demain. Nous visons la victoire. On discute souvent des gardiens, des buteurs... L'important est d'accéder à la finale. Peu importe la manière."