Supercoupe d'Espagne: Barcelone défend son trophée dans la douleur, Xabi Alonso sous pression intense

Supercoupe d'Espagne: Barcelone défend son trophée dans la douleur, Xabi Alonso sous pression intense
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Bien que Kylian Mbappé ait fait son retour, le FC Barcelone a réussi à garder son titre en Supercoupe d'Espagne dimanche en Arabie saoudite, à l'issue d'une finale passionnante contre le Real Madrid (3-2), laissant l'entraîneur Xabi Alonso plus vulnérable que jamais.

Cette perte sera-t-elle considérée comme acceptable par les responsables du club madrilène ? Ou deviendra-t-elle celle qui scellera le sort du projet de l'entraîneur basque, après seulement huit mois à la tête de l'équipe ?

L'ancien joueur de milieu et tacticien emblématique du Real, sous le feu des critiques depuis le début de l'hiver, risque de ne pas surmonter cette défaite face à l'adversaire historique, marquée par la direction comme un moment décisif pour redresser la barre.

Les heures à venir révéleront probablement son avenir, et le bref retour de Kylian Mbappé, juste onze jours après sa blessure au genou gauche, n'a pas permis d'inverser la tendance cette fois.

Un match spectaculaire

Priver de son avant-centre clé, qui a inscrit 29 buts en 24 matchs depuis le lancement de la saison, Xabi Alonso a continué à miser sur Gonzalo Garcia, le prometteur attaquant du centre de formation, dans une formation originale en 5-2-3, avec Aurélien Tchouaméni en défenseur central supplémentaire.

Cette tactique a naturellement offert une large maîtrise aux Catalans, mais a permis au Real de tenir bon pendant plus de trente minutes, tout en créant deux occasions nettes, manquées par Vinicius (14e) et Gonzalo Garcia (33e), ce dernier étant trop maladroit pour battre le portier barcelonais Joan Garcia.

Clairement supérieur avec plus de 75 pour cent de possession, sans toutefois générer de menace réelle, le Barça a su faire preuve de patience, et le Brésilien Raphinha a forcé le gardien belge Thibaut Courtois à une première parade (27e).

L'ex-joueur de Rennes, idéalement servi par le jeune talent Lamine Yamal, a ensuite complètement manqué sa frappe du pied gauche (35e), avant de corriger le tir d'un envoi rasant qui a ouvert le marquoir (36e, 1-0).

Acculé, Xabi Alonso a exhorté ses hommes à rester sereins, mais les assauts ont continué à pleuvoir sur les buts de Courtois, qui a brillé face à Fermin Lopez (40e) et Yamal (41e) pour garder son équipe dans le match.

La rencontre a alors viré au chaos, avec trois réalisations dans les arrêts de jeu.

Déployé sur l'aile gauche, Vinicius Junior a dribblé Jules Koundé et dupé Joan Garcia (45e+2, 1-1) pour égaliser... mais pour peu de temps, puisque Robert Lewandowski a rendu l'avance aux Catalans d'une volée lobée du droit (45e+4, 2-1).

Le jeune Gonzalo Garcia, vif sur un coup de pied arrêté après une tête de Dean Huijsen repoussée sur la barre par Raphinha, a égalisé pour le Real dans les ultimes instants avant la pause (45e+6, 2-2), provoquant la joie de son coach.

L'intensité a grimpé en seconde mi-temps, mais les héros du jour sont demeurés inchangés: Joan Garcia (51e, 56e, 63e) et Thibaut Courtois (71e) ont multiplié les arrêts, et Raphinha, déjà double buteur en demi-finale, a scellé le succès des Blaugranas d'une frappe en pivotage légèrement déviée par Raul Asencio (73e, 3-2).

Le retour très attendu de Mbappé, qui entrait en jeu à la 76e minute comme un sauveur, a bien causé l'expulsion méritée du capitaine Frenkie de Jong (90e), mais cela n'a pas suffi au Real pour égaliser.

Les deux ultimes chances pour Madrid, gaspillées par les arrières Alvaro Carreras (90e+6) et Raul Asencio (90e+7), représentaient sans doute les dernières opportunités pour préserver leur entraîneur, qui semble à présent destiné, comme tant d'autres, à plier sous la rigidité impitoyable du Real Madrid.