Saint-Étienne ralentit et ne peut plus se permettre la moindre faute pour revenir en Ligue 1
Ce match était crucial à ne surtout pas perdre, particulièrement dans un Geoffroy Guichard en pleine effervescence. Hélas, après une seconde mi-temps complètement ratée, Saint-Étienne a cédé face à Troyes qui a ainsi confirmé son ascension en Ligue 1 grâce à une victoire éclatante (0-3), validée dans les instants finaux.
Deux revers qui alourdissent le parcours de Montanier
Arrivé fin janvier juste avant que Eirik Horneland ne soit formellement écarté suite à une défaite à domicile face à Boulogne sur Mer, Philippe Montanier a redonné vie à une équipe chancelante, fatiguée par la direction du coach norvégien qui avait persisté malgré la relégation.
Au moyen de cinq succès d'affilée et d'une invincibilité sur neuf rencontres (23 points sur 27 possibles), les Verts ont entamé la phase finale avec un élan remarquable. Puis tout a basculé en une semaine à peine. Face à Bastia, dernier au classement initial, la structure a commencé à se fissurer avec un but pris dès la première minute (2-0), avant de s'écrouler complètement contre l'ESTAC.
Bien que Le Mans ait laissé des points en route contre des formations de bas de tableau ces derniers temps, à Boulogne sur Mer (0-0) et à Grenoble (1-1), cela lui a permis de s'emparer seul de la deuxième position qualificative directe pour l'élite. Autrement dit, le club sarthois contrôle son avenir (sur le terrain comme hors), alors que Saint-Étienne est obligé de triompher à Rodez et contre Amiens, déjà condamné à la Ligue 3.
Rien n'est encore joué pour Le Mans qui croisera Reims, cinquième et dernier participant aux pré-barrages, et Bastia qui risque de tout miser sur sa survie à Furiani dans une atmosphère électrique.
La frustration serait colossale pour Saint-Étienne. Après la cession à Kilmer Sports Ventures, le club espérait des ressources financières accrues et un regain d'ambition. La descente n'avait pas provoqué de crise majeure chez les nouveaux propriétaires. Pourtant, en Ligue 2, l'entrée est prévisible mais la sortie reste incertaine. L'équilibre de la compétition n'est pas une idée reçue, d'autant plus avec désormais 18 équipes. La troisième place implique trois rencontres de plus, d'abord contre le gagnant du pré-barrage entre le quatrième et le cinquième, ensuite contre le seizième de Ligue 1 qui reçoit pour le match retour.
Soutenue par le diffuseur qui l'a souvent placée le samedi soir à 20 heures, l'ASSE va-t-elle subir les conséquences de ses échecs face à des concurrents (Le Mans, Red Star, Reims, Troyes) et de ses contre-performances contre des adversaires modestes (matchs nuls face à Bastia, Grenoble, Nancy, défaites contre Boulogne sur Mer et Bastia) ? Neuf défaites, c'est déjà excessif pour viser la promotion, et une dixième serait fatale.