Romario demande le renvoi d’Ancelotti après l’élimination du Brésil : “Un fiasco !”
Romário, légende du football et figure emblématique du football brésilien, a lancé une attaque virulente contre le technicien italien, demandant aux dirigeants fédéraux de rompre unilatéralement son contrat.
L’ancien attaquant du Barcelone estime que l’échec lors du tournoi final est la preuve évidente que le projet actuel n’a aucun avenir, même si le contrat de Carlo Ancelotti a récemment été prolongé jusqu’en 2030.
“Si j’étais le président de la CBF, je résilierais ce contrat. Il ne peut pas continuer.”, a tonné le champion du monde lors d’une émission sur sa propre chaîne, Romário TV, où il a qualifié le parcours de la “Seleção” de véritable “fiasco”.
“Il a affaibli l’équipe !”
Selon Romário, l’entraîneur italien porte la plus grande part de responsabilité dans la défaite retentissante contre la Norvège. L’ancien international a remis en cause plusieurs décisions prises par Ancelotti pendant le match, critiquant en particulier un choix effectué en seconde période.
Romário a vivement critiqué la décision de remplacer le milieu de terrain Bruno Guimarães par Ederson, un changement qui, selon lui, a considérablement affaibli l’équipe au moment où les Sud-Américains cherchaient à égaliser. De plus, le grand ex-attaquant n’a pas hésité à remettre en question les critères de sélection de l’effectif et a souligné qu’Ancelotti avait totalement échoué à donner un style de jeu clair et cohérent à la sélection brésilienne.
“Le bouclier” d’Ancelotti contre le renvoi
Tout en reconnaissant que les joueurs partagent aussi une part de responsabilité dans cette prestation décevante, Romário a insisté sur le fait que la reconstruction doit impérativement commencer par le banc, jugeant inacceptable que le Brésil entame le nouveau cycle vers la Coupe du Monde avec le même staff technique.
Par ailleurs, le Brésilien a suggéré que le statut d’entraîneur étranger d’Ancelotti l’a momentanément protégé de la colère totale de l’opinion publique et des dirigeants, bénéficiant d’un traitement de faveur par rapport à un technicien local :
“Un entraîneur brésilien aurait déjà été renvoyé après une élimination aussi précoce”, a conclu Romário, suggérant qu’un technicien autochtone n’aurait pas survécu sur le banc après un tel résultat.
La réaction véhémente de Romário s’ajoute à une vague de protestations exprimées par diverses personnalités du football brésilien. L’élimination subie par la sélection quintuple championne du monde est historique : la “Canarinha” quitte la compétition dès les huitièmes de finale pour la première fois depuis 1990, une contre-performance qui prolonge à 24 ans la disette de titres mondiaux pour la sélection la plus titrée de la planète.