Roberto Martínez : "J’aime la dynamique et le niveau des entraînements"
Partie au stade Azteca : Je crois qu’au football, on apprécie les souvenirs et les instants uniques, et disputer un match à l’Azteca en est un pour tous les joueurs. Je me rappelle, quand j’étais petit, avoir suivi les événements à l’Azteca pendant la Coupe du monde de 1986 et toute la féerie qui s’y est déroulée dans ce lieu légendaire.
Ce match sera exceptionnel et ardu. Le Mexique reste invaincu à domicile depuis un bon moment, ce qui en fait précisément le type de défi que nous visons. Quant au temps de jeu, je dirai que l’ensemble des joueurs mérite sa chance.
Équipe du Mexique : C’est une sélection emblématique et les athlètes adorent arborer le maillot mexicain. C’est une formation combative, issue de la CONCACAF, très portée vers l’attaque et dotée d’un grand talent. C’est un challenge attractif.
Préparation : Notre préparation avance merveilleusement bien, j’aime l’énergie et la qualité des séances d’entraînement, l’apport de sang neuf avec discipline et considération, tout en maintenant une confiance solide. Nous aborderons les minutes avec rigueur et planifierons l’avenir. Je suis convaincu que ce sera une célébration du football à l’Azteca.
Appel de Paulinho : J’aime souligner que les choix impliquent de nombreuses données et j’ai déjà évoqué les profils de nos attaquants de pointe. En équipe nationale, ce rôle se joue dans la surface et c’est le domaine de Cristiano Ronaldo et de Gonçalo Ramos. Par la suite, nous souhaitons évaluer tous les éléments au poste de meneur de jeu, les ailiers, en particulier Pedro Gonçalves, Ricardo Horta, João Félix, et intégrer des joueurs des côtés comme Chico (Conceição), Pedro Neto et Rafael Leão. Mais avec la blessure de Leão, nous avons jugé opportun d’inclure Paulinho, au mérite. Notre sélection est très versatile, Gonçalo Guedes peut couvrir le poste de Rafael Leão. Paulinho est là uniquement pour ses qualités, pour ses performances au Mexique, et son travail est exemplaire. J’ai déjà mentionné qu’entrer en sélection est ardu, mais dans le football comme dans l’existence, un soupçon de chance est parfois requis, et ce pourrait être le tour de Paulinho. Désormais, c’est à lui de saisir l’occasion. Il s’entend bien avec divers coéquipiers et progresse efficacement.
Acclimatation à l’altitude : Pour se préparer à jouer en haute montagne, il faut minimum 14 ou 15 sessions d’entraînement. En Coupe du monde, cela n’est pas faisable, d’où l’idée de jouer au niveau de la mer avec une forte humidité, puis d’arriver sur place en dernier pour observer nos réactions. C’est un aspect scientifique, pour collecter des informations et anticiper les prochaines fois.
Titulaire au poste de gardien : Il faut aborder cela avec gravité puisqu’on joue toujours pour la victoire, mais on vise aussi à tester d’autres éléments. Pour les gardiens, ils s’appliquent beaucoup et José Sá disputera une rencontre, Rui Silva une autre. Un clin d’œil à Ricardo Velho, qui est un remarquable quatrième gardien. À signaler que, pour la première fois, la FIFA permettra dix substitutions et nous verrons comment les exploiter.
Débuts de Mateus Fernandes : C’est un parfait exemple de la formation au Portugal. Il a été prêté puis transféré pour plus de 40 millions dans la ligue la plus relevée au monde. La porte lui restera ouverte en sélection.
Enjeux pendant ce rassemblement ? : Oui, mais c’est enrichissant. Pour diverses causes, je pense que la Coupe du monde 2026 sera l’une des plus compliquées jamais vues. Nous requérons une préparation intensive et une souplesse tactique accrue. Ce que nous avons affiché sur les 36 derniers matchs devra être condensé en une liste de 26 joueurs. Ainsi, ces enjeux sont positifs et mèneront à une sélection de 26 athlètes. Ce ne sera pas forcément un choix consensuel. Néanmoins, je suis ravi de nos observations, nous découvrons la rivalité et les réponses attendues.