Pourquoi l'OL risque de tout compromettre en cette fin de saison
L'OL a anéanti ses chances de titre en l'espace de deux semaines. Éliminé en quarts de finale de la Coupe de France face à Lens (2-2, 5-4 aux tirs au but) le 5 mars, puis en huitièmes de finale de la Ligue Europa contre le Celta de Vigo (1-1, 2-0) jeudi dernier malgré sa première place en phase de groupes, Lyon n'a plus aucun trophée à viser. Pourtant Paulo Fonseca refuse de capituler : "J'ai expliqué aux joueurs que c'est toujours dur d'abandonner une compétition où l'on visait loin, mais c'est le football. Dans ce sport, on ne peut pas se laisser aller au drame. Il faut rebondir à chaque instant."
Les Gones traversent une période de déclin depuis presque un mois, restant 4es en Ligue 1 mais sans victoire en sept rencontres. Et ce duel face à un Monaco 6e qui reste sur cinq matchs sans défaite, avec un seul nul contre Paris Saint-Germain (2-2), tombe au pire moment pour l'OL.
Les retours de blessure comme uniques lueurs d'espoir
"On sait qu'on affronte la meilleure équipe du moment, mais je sais une chose : à la fin de ce match, on sera au même endroit", tente de se rassurer l'entraîneur lyonnais. Lyon peut garder sa 4e place dimanche même en cas de défaite contre l'ASM, qui les devance de quatre points. Mais une victoire sur Monaco pourrait les ramener sur le podium si l'OM, 3e, trébuche face à Lille dimanche.
Du coup l'OL sera sous les feux des projecteurs. "J'ai dit à mes joueurs que la pression au football est un privilège. On en a en ce moment, mais c'est positif. On doit la voir comme une chance. Personne ne nous imaginait là aujourd'hui", insiste l'entraîneur lyonnais. "On doit réaliser qu'on a toutes les raisons d'être optimistes."
Surtout que ce match contre Monaco sera suivi d'une pause internationale qui permettra au groupe lyonnais de "récupérer des éléments et s'entraîner". La série noire des Lyonnais est liée à leur infirmerie, Paulo Fonseca ayant regretté jusqu'à huit absents dont plusieurs avants, sans oublier l'ailier Ernest Nuamah absent toute la saison. Les retours de Pavel Sulc (13 buts toutes compétitions confondues, sept passes décisives), Afonso Moreira (9 passes) et Malick Fofana contre le Celta de Vigo sont les seuls espoirs pour les Lyonnais avant d'accueillir Monaco.
Un écho à la fin de saison dernière
De plus les attaquants disponibles de l'effectif lyonnais peinent. Avenu avec de belles promesses en prêt du Real Madrid, Endrick n'a inscrit qu'un but en mars, arraché in extremis lors du match aller des huitièmes contre le Celta. Le jeune Brésilien n'est pas soutenu par Roman Yaremchuk qui semble abattu en pointe d'une attaque décimée, avec un seul but en 8 matchs depuis son arrivée fin janvier.
"L'essentiel est de se remettre mentalement de ce résultat décevant (contre le Celta de Vigo) et de réagir, mais ce sera dur face à Monaco", note Paulo Fonseca. "La victoire n'est pour les forts d'esprit et c'est ce que je veux pour mon équipe. J'ai demandé aux joueurs des personnalités solides en ce moment. On n'a pas le temps de ruminer les matchs passés."
Il trace un lien avec l'élimination en quarts de finale de Ligue Europa face à Manchester United au printemps 2025, survenue juste avant la défaite dans le derby à Saint-Etienne (2-1) en championnat. "C'est similaire à la situation précédente. Ça nous avait touchés. On verra si les joueurs en ont tiré des leçons", avertit-il.