Porté par son mur Eloy Room, Curaçao obtient le premier point de son histoire contre l'Équateur
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Malheur au vaincu dans ce match de la deuxième journée du groupe E. Après la victoire de l'Allemagne sur la Côte d'Ivoire, le perdant de ce duel entre l'Équateur et Curaçao pouvait préparer ses valises. Avantage à la Tri sur le papier, au vu de son statut et de son expérience, mais pourquoi pas une surprise de la part de la Blue Wave ?
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En à peine plus de deux minutes, cet exploit manquait de partir en fumée quand Enner Valencia faussait compagnie à la défense, mais Eloy Room sortait une parade monumentale. Les Curaciens semblaient sur un fil d'entrée de jeu, mais ne renonçaient pas à attaquer, comme le prouvait une frappe de mule de Jurgen Locadia (8e). L'homme du début de match était néanmoins bien Eloy Room, qui s'interposait encore devant John Yeboah.
Curaçao avait besoin de son portier, car il était en train de prendre l'eau. L'ouverture du score chauffait, Room retardait encore l'inéluctable devant Valencia (20e), puis devant Gonzalo Plata (27e), et la température commençait enfin à redescendre : la Tri manquait d'ambitions, et quand elle en trouvait, elle butait sur un portier incandescent.
Room concluait sa première période de feu sur une nouvelle parade devant un boulet de canon de Yeboah, et à la pause, l'Équateur avait déçu : contraint de gagner, la Tri n'en avait sans doute pas fait assez par rapport à l'écart supposé de niveau entre les deux sélections.
Eloy Room monumental
Discret en première période, Moisés Caicedo tentait de forcer la décision pour les Équatoriens. On voyait l'attaquant de Chelsea au four et au moulin, les Curaciens étaient sur le reculoir, et les cartons commençaient à pleuvoir. Heureusement, ils pouvaient toujours compter sur Eloy Room, qui repoussait en patron une tête à bout portant de Gonzalo Plata.
Et à l'heure de jeu, on frôlait l'exploit, mais, alors qu'il n'avait pas eu grand-chose à faire, Hernán Galíndez sortait à son tour deux parades exceptionnelles devant Livano Comenencia puis Jurgen Locadia. De quoi faire comprendre aux Équatoriens que l'heure était à l'urgence. Valencia puis Kevin Rodríguez se montraient dangereux, avant que Room ne sorte encore une tête piquée de Valencia à bout portant (65e), puis celle de Willian Pacho sur le corner suivant.
C'était un véritable mur qui avait dépassé les 10 parades, et qui donnait confiance à ses coéquipiers. Pourtant supérieure, la Tri ne savait plus quoi faire, et elle tentait alors de loin par Pedro Vite... pour le même résultat. Combiner dans la surface pour trouver une position idéale ? Même résultat.
Et quand le portier et la défense étaient surpris sur un centre tir de Jordy Caicedo, la barre sauvait la Blue Wave. Et, cerise sur le gâteau, Godfried Roemeratoe, même en ratant totalement son dégagement, ne signait pas ce qui aurait été un CSC assassin. Non, rien ne pouvait arriver au Curaçao, qui accroche un nul 0-0, et décroche son premier point en Coupe du monde, avec pas moins de 15 parades (!) de son gardien Eloy Room. L'Équateur, décevant, devrait quitter le Mondial sous peu.