Ødegaard, le capitaine et serial-passeur de la Norvège
Après avoir éliminé la Côte d’Ivoire mardi, le capitaine des Nordiques a pris le tambour et la baguette pour donner le rythme à la célébration norvégienne de la victoire façon rameurs. Un geste plus que symbolique, car il dirige aussi l’équipe sur le terrain. L’entraîneur Staale Solbakken peut compter sur lui. Lors de chacune de ses trois apparitions en Amérique, Ødegaard a délivré une passe décisive et a toujours obtenu une note supérieure à 7.0 selon Flashscore (la dernière fois même 7.6).
Et ses prestations sont en hausse, puisqu’il a affiché ses meilleurs chiffres lors du premier tour des play-offs. Il a été particulièrement précieux en seconde période pour briser le mur défensif orange et tenter de servir Haaland, patient dans la surface. Il a adressé neuf passes dans la surface, dont six ont trouvé un coéquipier. Il a ainsi été à l’origine de la moitié des transmissions réussies des Norvégiens dans la zone la plus dangereuse du terrain.
La majorité des actions sont passées par lui, les statisticiens lui ont compté 90 touches de balle au total. Il a joué dix-huit passes vers l’avant, plus que tout autre joueur du match. Son sens de la créativité s’est illustré lors de l’action menant au premier but. Juste après la ligne médiane, il a dynamisé le jeu par une passe en profondeur à travers deux lignes, puis s’est avancé juste à l’entrée de la surface. De là, il a distillé une longue passe vers Antonio Nusa, libre, qui a remporté son duel et a tiré parfaitement au ras du poteau.
C’était le premier but norvégien en phase à élimination directe d’une Coupe du monde depuis 1938, inscrit alors par Arne Brustad. Fait insolite, il est né le même jour que le naufrage du Titanic (14 avril 1912). Mais avec Ödegaard sur le terrain, aucun naufrage ne menace les Norvégiens. Leur plus grande star, Erling Haaland, avait pourtant prévenu que lors de l’affrontement des huitièmes de finale contre le Brésil, l’équipe n’aurait que très peu de chances de succès, mais un milieu de terrain leader comme celui d’Arsenal, les Canaris ne peuvent que l’envier.
Reste à savoir si le staff brésilien, mené par Carlo Ancelotti, saura trouver la parade après trois matchs du tournoi pour neutraliser ses qualités de meneur de jeu. Aucun adversaire n’y est parvenu jusqu’ici. Si cela venait à changer, le destin des Norvégiens dans ce tournoi en dépendra.
À l’occasion de la Coupe du monde, Flashscore a lancé une nouvelle notation des footballeurs. Que vous soyez un fan occasionnel de ce beau sport ou passionné de statistiques, ce système d’évaluation est fait pour vous.