L'Iran libère les biens d'une joueuse de football suite au retrait de sa demande d'asile

L'Iran libère les biens d'une joueuse de football suite au retrait de sa demande d'asile

Cette décision est annoncée deux jours après la diffusion par des médias iraniens d'une liste d'individus désignés comme "traîtres", dont les biens avaient été gelés par une ordonnance judiciaire au début du conflit avec Israël et les États-Unis le 28 février.

Le nom de Zahra Ghanbari apparaissait sur cette liste, mais la date précise du gel de ses biens n'était pas encore connue.

Sur son site web Mizan, l'appareil judiciaire a déclaré que les biens de la capitaine, "qui avaient été confisqués, ont été restitués par une décision de justice".

La même source a ajouté que cette action découlait d'un "changement dans son attitude".

Mme Ghanbari était l'une des six joueuses et d'un membre du personnel qui s'étaient rendus en Australie pour la Coupe d'Asie féminine et qui avaient sollicité l'asile en mars.

Cette situation avait provoqué de vives critiques au sein des milieux conservateurs en Iran, particulièrement parce que l'équipe n'avait pas entonné l'hymne national avant son premier match.

Cinq des joueuses ont par la suite abandonné leur demande d'asile et sont revenues en Iran avec le reste de l'équipe, y compris Zahra Ghanbari, où elles ont pris part à une cérémonie de bienvenue à Téhéran.

Téhéran a reproché à l'Australie d'avoir incité les joueuses à déserter.

Des défenseurs des droits humains ont accusé les autorités iraniennes d'avoir exercé des pressions sur leurs familles, en particulier en convoquant leurs parents pour des interrogatoires.

Depuis le lancement de la guerre fin février, les autorités iraniennes ont confisqué les biens de membres de la diaspora soupçonnés de "collaboration" avec Israël et les États-Unis. Un cessez-le-feu précaire est en place depuis mercredi.

L'équipe masculine de football est quant à elle prévue pour participer en juin au Mondial 2026, avec ses premiers matchs organisés sur le territoire américain.

"Nous nous préparons pour la Coupe du monde. Nous boycottons les États-Unis, nous ne boycottons pas la Coupe du monde", a affirmé le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj, en mars.