Ligue des champions: sans Mbappé absent, Vinicius réplique face à Benfica et propulse le Real Madrid en huitièmes
En l'absence de Kylian Mbappé, blessé et déclaré forfait, le Real Madrid avec Vinicius Junior s'est assuré sa place en huitièmes de finale de la Ligue des champions mercredi soir contre Benfica, qui évoluait sans Gianluca Prestianni, temporairement suspendu suite à des accusations d'insultes racistes dirigées contre l'étoile brésilienne.
C'était écrit que ce serait lui. Hué constamment par les fans portugais après avoir signalé des propos racistes venant du joueur argentin, l'ailier brésilien a propulsé son équipe en huitièmes d'une frappe précise du plat du pied droit en 80e minute, renversant le score à 2-1.
Déjà marqueur du but décisif lors du match aller à Lisbonne avec une victoire 1-0, Vini a réalisé le souhait de ses partenaires suite à cet épisode: il a poursuivi sa danse au niveau du corner, en réplique aux excuses audacieuses de José Mourinho, le coach de Benfica, qui défendait son élément.
Aucune excuse ne peut tolérer un geste raciste, et encore moins une célébration, ont insisté l'entraîneur du Real Alvaro Arbeloa et le gardien belge Thibaut Courtois, soutenus par les spectateurs du Santiago Bernabéu, où figuraient les messages de l'UEFA contre le racisme et pour le respect.
Par delà la signification symbolique, cette réalisation a permis au Real, formation la plus couronnée en histoire de la compétition avec quinze titres, d'échapper à une sortie prématurée à domicile, alors que le club espagnol a vraiment flirté avec la déroute.
Tchouaméni clé du match
Pris de court par l'absence de Gianluca Prestianni, sanctionné temporairement par l'UEFA, et privée de José Mourinho, renvoyé lors du premier match et obligé de suivre la rencontre depuis une loge, l'équipe lisboète, encouragée par plus de quatre mille supporters venus sur place, a ébranlé les Madrilènes dès les premières minutes.
Fruits de leur début offensif, évoquant leur solide prestation en phase de groupes avec un 4-2 qui avait contraint le Real aux barrages et sorti l'OM, les Portugais ont cru franchir l'obstacle majeur en muant le bastion madrilène en tombeau dès la 14e minute, via un centre mal repoussé par le malchanceux Raul Asencio, poussé au fond des filets par Rafa Silva, 1-0.
Tout était à reconstruire pour les joueurs d'Alvaro Arbeloa, qui ont toutefois bénéficié d'une passe gratuite du capitaine argentin Nicolas Otamendi pour égaliser, grâce à un tir magistral en une touche du milieu français Aurélien Tchouaméni en 16e minute, ramenant le score à 1-1.
Signant son premier but de la saison en Ligue des champions, l'ex-joueur de Monaco a, lors de sa célébration, plaidé pour le sang-froid. Pourtant son équipe, trop vulnérable, a continué à encaisser les assauts adverses, comme en témoigne le latéral anglais Trent Alexander-Arnold, régulièrement débordé par derrière.
Le jeune Turc Arda Guler, vif, a semblé délivrer les siens mais sa réalisation a été annulée justement après recours à la VAR pour un léger hors-jeu de Gonzalo Garcia en 32e minute.
Les Merengues ont pu compter une fois de plus sur les arrêts décisifs de leur gardien exceptionnel pour contrer le Colombien Richard Rios qui visait la tête du score pour Benfica en 37e minute, juste avant la pause. Courtois a ensuite été protégé par la barre sur un essai de Silva en 60e.
Le buteur grec Vangelis Pavlidis, servi à l'orée de la surface, a disposé d'une nouvelle chance pour forcer les prolongations, mais sa frappe rasante a effleuré le montant gauche de Courtois en 69e.
La rencontre a été suspendue quelques instants pour que l'équipe médicale s'occupe de Raul Asencio, sorti sur civière avec une minerve après une collision aérienne avec Eduardo Camavinga en 77e minute.
Malgré leurs efforts pour prendre l'ascendant, les protégés de José Mourinho ont été surpris en transition par Vinicius Junior, idéalement servi par son capitaine Federico Valverde pour valider la qualification du Real en 80e minute, 2-1. Et répliquer à sa manière: sur le terrain.