Ligue des champions : Paris parvient à se qualifier face à Monaco pour les huitièmes de finale
Le PSG a une nouvelle fois peiné face à Monaco (2-2 après son succès 3-2 à l’extérieur) mais a validé son billet pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions, mercredi soir au Parc des Princes.
Le tirage au sort de vendredi révélera si Paris affrontera de nouveau le FC Barcelone au prochain stade ou s’il croisera la route de Chelsea, qui l’avait battu en finale du Mondial des clubs en juillet dernier.
Face à Monaco, le PSG croyait peut-être avoir bouclé l’essentiel lors du match aller, où il avait remonté un déficit de 2-0 contre son rival. Cependant, plombé par la nouvelle du renvoi en procès d’Achraf Hakimi pour viol, révélée mardi, le retour s’est avéré tout aussi ardu, dès les premières minutes.
L’entraîneur belge Sébastien Pocognoli avait plaisanté sur “la pression” que ses joueurs devaient “avaler”, et averti que Monaco visait un beau coup mercredi, et cela s’est vérifié.
Dès le début, le PSG a subi un pressing monégasque aussi intense que le sien, voire plus, et ce sont les visiteurs qui ont créé les premières chances. Mamadou Coulibaly a frôlé l’ouverture du score avec une reprise au-dessus, sur un centre idéal de Maghnes Akliouche, bouillant (9e).
C’est l’international français qui a finalement percé les défenses, lancé par Coulibaly (45e). Quelques instants avant, Denis Zakaria, en capitaine exemplaire, avait porté le ballon de la défense jusqu’à la surface adverse. Les Parisiens l’avaient laissé filer un à un, illustrant leur baisse de forme des dernières semaines.
Ce scénario paraissait injuste pour Paris, qui avait heurté la barre via Bradley Barcola après une combinaison avec Joao Neves (40e).
Paris résiste vaillamment
Le même Joao Neves a failli égaliser de la tête au second poteau sur un coup franc de Vitinha, juste après la pause, mais Philip Köhn a veillé au grain (50e).
Stimulé par le risque d’élimination précoce d’un champion en titre, surtout face à un club français familier, le PSG a adopté un mode survie. Il a intensifié ses courses offensives et défensives, avec un pressing plus incisif, sans doute suite aux ajustements de Luis Enrique à la mi-temps.
Cela a abouti à deux avertissements jaunes rapides pour Coulibaly, qui a abandonné ses coéquipiers dans une position délicate. Sur le coup franc consécutif, Marquinhos a émergé aux six mètres pour niveler la marque (60e). La dynamique venait de basculer.
Six minutes plus tard, Khvicha Kvaratskhelia a déstabilisé la défense monégasque pour reprendre le rebond après une volée d’Achraf Hakimi, déviée par Köhn. Le Marocain, peut-être revigoré par les encouragements du virage Auteuil avec une banderole “Achraf, soutien total” en première période malgré les accusations de viol sur une femme de 24 ans en 2023, a livré une seconde mi-temps plus convaincante, incluant une frappe puissante en fin de course (77), contrairement à son début timide.
Philip Köhn a ensuite contré une tentative de Désiré Doué qui cherchait à le surprendre (78).
Mais le PSG a encaissé un second but dans le temps additionnel, à onze contre dix, conclu par Jordan Teze en défenseur rapide (90+1).
L’anxiété s’est emparée des Parisiens, qui ont ensuite offert un coup franc menaçant au Parc des Princes. L’arbitre en personne a chuté. Ce coup franc a traversé la défense parisienne, passive, mais Wout Faes n’a pu que dévier légèrement de la tête. Paris a tremblé jusqu’à la fin.
Luis Enrique avait indiqué avant la clôture de la phase de groupes que ces barrages pourraient profiter à son groupe en phase de préparation. Néanmoins, il aurait sûrement préféré éviter ce duel épuisant sur les deux rencontres.