Ligue des champions : L'OM obligé d'achever la tâche à Bruges
Une victoire afin d'éviter les comptes complexes : si l'OM l'emporte mercredi sur le terrain du Club Bruges, il se qualifiera assurément pour les phases à élimination directe de la Ligue des champions, un but qu'il n'a plus réalisé depuis environ 15 ans.
La formule inédite de la Ligue des champions apporte peu de garanties aux équipes positionnées au cœur de son classement étendu à 36 clubs. Actuellement 19e, Marseille détient du moins une assurance et sait qu'un triomphe en Belgique le mènerait aux barrages en février.
Avec un résultat d'égalité, les joueurs de l'OM conserveraient également d'excellentes perspectives de qualification, mais sans éviter totalement un regard nerveux sur le classement en direct.
Même en cas de revers, l'objectif reste accessible, moyennant une série de résultats positifs dans les autres matchs au programme mercredi.
Cependant Roberto De Zerbi le souligne régulièrement, il ne prépare jamais pour un match nul et l'OM en concède d'ailleurs rarement. « L'objectif reste de gagner et rien d'autre », a encore condensé l'Italien mardi lors de sa conférence de presse.
Un rendez-vous marquant
Dès samedi, suite à la nette victoire de son équipe contre Lens (3-1), le défenseur de l'OM Facundo Medina qualifiait déjà le duel à Bruges de « finale », un match à remporter impérativement.
« Je tiens à transmettre ce message au groupe : nous devons aborder chaque rencontre à fond. Le dénouement reste imprévisible, car comme l'a exprimé l'entraîneur du Paris SG, le football est un sport imprévisible », a déclaré l'Argentin. « Quoi qu'il en soit, j'espère que nous maintiendrons ce rythme car nous affrontons une finale mercredi à Bruges », a-t-il ajouté.
Cette finale ouvre simplement l'accès aux barrages, puisque l'OM ne peut plus viser le top 8 qui mène directement aux huitièmes de finale, mais De Zerbi n'hésite pas à en faire un événement exceptionnel.
« Nous devons raviver notre énergie car mercredi, nous avons un match décisif pour l'OM, tout comme l'était le Trophée des champions au Koweït », a expliqué le technicien italien samedi.
Et mardi à Bruges, De Zerbi a rappelé une nouvelle fois que les phases à élimination directe de la Ligue des champions ne constituent pas un terrain familier pour l'OM ces dernières années.
« Ce serait un moment inoubliable pour moi, je n'ai jamais atteint ce niveau en Ligue des champions. Je l'ai disputée avec le Shakhtar Donetsk, mais j'ai été sorti. C'est pareil pour plusieurs de mes joueurs. Et cela fait longtemps que cela n'est pas arrivé à l'OM », a-t-il confié.
les versions d'Angers ou de Nantes
En réalité, la dernière présence de Marseille à ce stade date de la saison 2011-2012, la dernière année de Didier Deschamps en tant qu'entraîneur. L'OM avait alors écarté l'Inter Milan en huitièmes de finale, avant de s'incliner face au redoutable Bayern Munich au tour suivant.
Pour conclure la mission, les Marseillais devront donc briller en Belgique, face à une formation non encore éliminée mais contrainte de s'imposer pour espérer se qualifier.
L'OM pourrait ainsi profiter d'espaces et sait que, tout comme lui, les Belges concèdent de nombreux buts (45 en 21 matchs entre championnat et Ligue des champions).
Mais De Zerbi reste prudent. « C'est une équipe solide, particulièrement sur le plan physique. Ils ont dominé Monaco (4-1) et tenu tête à Barcelone (3-3) », a-t-il souligné.
Cependant l'entraîneur marseillais pourrait aussi redouter un peu sa propre équipe et son manque de constance. « Je m'installe sur le banc sans savoir si nous serons les performers d'Angers (victoire 5-2) ou ceux de Nantes (défaite 2-0) », avait-il exprimé après la défaite face à Liverpool.