Ligue des champions: "Il y a de la honte", admet De Zerbi

Ligue des champions: "Il y a de la honte", admet De Zerbi

Roberto De Zerbi, l'entraîneur de l'OM, a exprimé mercredi soir un profond sentiment de "honte" suite à l'élimination prématurée de son équipe en phase de ligue de la Ligue des champions, après une défaite cuisante sur le terrain de Bruges (3-0).

Q: Comment analysez-vous cette rencontre complètement manquée ?

R: "Cette défaite est pleinement justifiée. Nous étions au courant de leur départ en trombe, car nous les avions bien observés. Et de notre côté, nous avons démarré comme des amateurs à la mi-temps, encaissant deux buts. Nous avons eu des opportunités, mais nous n'avons pas su les saisir. Nous avons perdu de manière légitime. La qualification s'est jouée dans les coulisses (l'OM a dû patienter pour le résultat de Benfica-Real Madrid afin de connaître son destin, NDLR), mais il y avait déjà une immense frustration après la défaite. Parce qu'en évoluant ainsi, un tour de barrage supplémentaire... Nous n'aurions pas pu le remporter en jouant de cette façon."

Q: C'est un revers pour l'ensemble du club. Quelle a été la réaction des joueurs ?

R: "Je n'ai pas encore discuté avec les joueurs. C'est une sortie difficile à digérer, mais il faut affronter la vérité. On ne peut pas aborder un match historique de cette manière. Sinon, on rentre bredouille. Il nous faut une introspection et une vraie prise de conscience. L'entraîneur est le premier à en porter la responsabilité, mais entamer une telle partie avec un 2-0 contre nous, c'est un handicap insurmontable."

Q: Ce fiasco aura-t-il un impact sur le reste de la saison ?

R: "Je ignore ce qui va suivre et si cela influencera la suite. Mais c'est une performance trop lamentable pour nous tous. Nous avons affronté une équipe solide, certes, mais c'était Bruges. Et ils nous ont mis en échec. Ce manque de constance est récurrent. C'est flagrant sous tous les angles. Donc c'est à moi d'assumer. Mais puis-je tout résoudre seul ? C'est une expérience rare pour moi. C'est une déroute affreuse, sans aucune excuse. Il faut se remettre en question et se taire, collectivement. Quand on subit une telle raclée, il y a de la honte. Pas question de fuir. Aujourd'hui, chacun doit endosser ses responsabilités."

Q: Vous êtes conscient que cette élimination sera très mal accueillie à Marseille...

R: "Si on enchaîne ce type de prestations, on perd forcément le lien avec les fans. Si tu rejoins l'OM sans saisir tout ce que représente ce maillot et ce blason, tu ne peux pas y exercer ton rôle."

Q: Vous partez au vert à Clairefontaine jusqu'au match de samedi face au Paris FC. Comment comptez-vous aborder ces deux jours ?

R: "Je n'ai pas encore réfléchi au Paris FC et à la gestion de ces journées. Mon esprit est encore là-bas. Au-delà de l'élimination, c'est cette rencontre qui me ronge, surtout les vingt premières minutes. J'aurais préféré deux cartons rouges et être à neuf après vingt minutes. Ça, j'aurais pu l'accepter. Mais comme ça, non. Pourtant, c'est moi l'entraîneur."

Propos recueillis en conférence de presse