Ligue des champions : Dembélé, Barcola et Kvara étincellent en dribbleurs

Ligue des champions : Dembélé, Barcola et Kvara étincellent en dribbleurs
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Ousmane Dembélé ainsi que Bradley Barcola, ces dribbleurs invétérés, ont complètement déstabilisé la défense de Chelsea lors du match de mercredi (5 à 2), se distinguant par des actions techniques de haut vol tout en maintenant le rythme du jeu sur l'ensemble de la partie, avant le retour tonitruant de Khvicha Kvaratskhelia.

Les supporters attendaient avec impatience le Ballon d'Or pour son reprise en force, suite à une nouvelle blessure musculaire (mollet) qui l'avait écarté des pelouses pendant environ dix jours. Et il a tenu toutes ses promesses.

On pouvait sentir sa détermination à réaliser une performance majeure dès la cinquième minute, lorsqu'il a repris de volée dans la surface un centre précis, ce genre de mouvement d'attaquant pur qui avait boosté son compteur de réalisations la saison passée comparé à ses périodes en tant qu'ailier.

Puis, en mode dribbleur pur jus, il a inscrit le but qui a redressé la situation pour le PSG à un instant où l'équipe était bousculée par Chelsea, le score étant à 1 partout. Cole Palmer avait justement perdu son face à face avec Matvey Safonov et la contre attaque s'est mise en place rapidement. Dembélé, parti dans le dos de la défense, a su temporiser près de la surface et exploiter la course d'Achraf Hakimi pour déstabiliser Marc Cucurella et Wesley Fofana. Il ne restait plus qu'à conclure d'un tir croisé, laissant Filip Jörgensen, jusqu'alors irréprochable, figé sur place (40e).

L'expression de Dembélé face à l'objectif, avec les sourcils serrés, soulignait sa ferme intention d'imprimer sa marque. Tout au long de la partie, il a affiché une forme tranchante, dissipant par ses efforts les ombres liées à ses blessures accumulées depuis le lancement de la saison : une passe en profondeur millimétrée (8e), un tir en lucarne contré par le gardien sur le poteau (15e), ou bien une feinte astucieuse pour faire passer le ballon entre ses jambes (54e).

C'est lui encore qui a motivé ses coéquipiers après le deuxième but concédé par le PSG, en plein cœur de la seconde mi temps. Il a ensuite logiquement rendu les armes avant d'être sorti pour Kang in Lee (69e).

Poursuite

Son jeune homologue Bradley Barcola, souvent mis en parallèle pour son potentiel et les maladresses liées à son âge (23 ans), a également soutenu l'équipe par son engagement et ses éclats individuels. A t il été motivé par les multiples interrogations sur son inefficacité lors de la conférence de presse du mardi ? Il avait répondu avec patience, puis un brin d'irritation : "Ce n'est pas vraiment un souci pour moi, car je parviens à créer des opportunités. Au départ, je croyais que c'était une question de confiance, mais je n'y adhère plus aujourd'hui, et je ne baisse pas les bras. Je ne pense pas que ce soit psychologique, et je m'entraîne spécifiquement devant le but".

Ses efforts et sa combativité ont porté leurs fruits, après une année entière sans but en Ligue des champions (face à Brest en phase de barrages retour) : il a récupéré au second poteau une tête précise de Joao Neves, sur un centre venant d'un certain Dembélé, envoyant le ballon sur la barre transversale inférieure. Avec Bradley Barcola, les différences sont toujours minimes, mais la réalisation n'en était que plus impressionnante (10e).

Son implication sur la durée du match a impressionné, avec un pressing infernal, des prises de balle raffinées ou des jongleries témoignant de sa sérénité ce soir là. Et il a converti cette énergie en impact concret, en pourchassant une fois de plus Jörgensen pour intercepter sa passe et offrir le troisième but à Vitinha , grâce à un appui de Khvicha Kvaratskhelia (74e).

Le joueur géorgien, fidèle à son style avec une présence intense au pressing et en phase défensive, n'a pas arrêté là : il a exécuté son specialty en plaçant une frappe enroulée vers le poteau lointain, comme face au Sporting Portugal (4 à 2, 86e) ; ensuite il a achevé une action collective parisienne en toute fin de rencontre (5 à 2).