Ligue 1 Strasbourg brille et interrompt la série de Lyon

Ligue 1 Strasbourg brille et interrompt la série de Lyon

Ceux qui sont superstitieux y verront un présage: Lyon a vu sa série de treize victoires consécutives s'arrêter brusquement face à Strasbourg (3-1), qui a livré une prestation exemplaire sous la direction de Gary O'Neil, dimanche soir au stade de la Meinau, pour conclure la 23e journée de Ligue 1.

En réalisant une performance qui pourrait marquer un tournant pour la fin de leur saison, les Alsaciens ont prouvé qu'ils font partie des candidats crédibles pour une place en Europe l'an prochain.

Mais pour y parvenir, ils devront grappiller un maximum de points d'ici la fin du championnat: ils occupent la septième place (34 pts), à trois longueurs de Lille (5e) et Rennes (6e), et à six de Marseille (4e).

Plus haut au classement, Lyon (3e, 45 pts) n'a pas su profiter de la défaite de Lens contre Monaco (3-2) pour rapprocher les sept points qui l'éloignent des Sang et Or (2e).

La performance des Lyonnais ce soir a révélé les faiblesses d'une équipe souvent résiliente pour enchaîner les succès sur près de trois mois, mais qui manque parfois de créativité dans son jeu.

À l'opposé, les hommes de Gary O'Neil ont su combiner solidité et éclats en produisant des moments d'inspiration tout en contenant les Lyonnais sur la durée, une chose qu'ils n'avaient pas réussi lors d'un tel choc depuis l'arrivée de l'entraîneur anglais en janvier.

La magie de Martial Godo

Le premier but marqué par Martial Godo a parfaitement illustré les talents techniques de ces jeunes Strasbourgeois: servi par un lob précis en une touche de balle de Diego Moreira, l'Anglo-Ivoirien a surpris Dominik Greif d'une volée gracieuse (37e).

L'ailier confirme sa excellente forme depuis le début de l'année avec ce septième but en huit matchs, plus deux passes décisives à son actif.

Cette réalisation couronne une domination strasbourgeoise, avec et sans ballon, où la pression du Racing a permis d'obtenir une première opportunité via Joaquin Panichelli puis Martial Godo (6e).

Tout cela dans une Meinau restée muette pendant le premier quart d'heure en raison d'une grève des encouragements des ultras, opposés à la multipropriété et à leur actionnaire principal BlueCo, qui dirige aussi Chelsea.

Après avoir détourné la première tentative de Panichelli, Greif a dû s'employer pour stopper une tête du buteur argentin (24e), puis une autre de Godo (32e).

Pendant toute la partie, le gardien slovaque a multiplié les parades face aux assauts des attaquants alsaciens, qui ont souvent exploité les ailes pour créer le danger par des centres.

C'est encore lui qui a repoussé une action du très remuant Diego Moreira (51e), avant de céder cette fois sur une frappe de l'ailier belge, trompée par une déviation involontaire de son coéquipier Francis Tessman (52e).

Endrick sans impact

Le club rhodanien a réagi en montrant une fois de plus sa capacité à être efficace avec peu de moyens, en réduisant l'écart par son capitaine Corentin Tolisso (59e), profitant d'un duel perdu par Diego Moreira et d'une défense centrale prise de court.

La seule faille d'une arrière-garde par ailleurs quasi impeccable durant le match, malgré le retour en face du dynamique Endrick. Le Brésilien n'a guère influé sur la partie, n'effectuant que deux tirs, dont un seul contraint Mike Penders à une intervention (70e).

Les Alsaciens ont scellé leur victoire grâce à une action décisive de Samir El Mourabet, qui a feinté Clinton Mata d'un petit pont dans la surface avant d'être accroché par le maillot par le défenseur central (81e), entraînant un penalty.

Joaquin Panichelli l'a converti calmement pour marquer son treizième but puis s'est précipité dans les tribunes des ultras (83e).

Treize, chiffre chanceux pour Strasbourg et maléfique pour les Lyonnais.