Ligue 1: Lens domine Metz et se rapproche de Paris

Ligue 1: Lens domine Metz et se rapproche de Paris

La course à distance continue: Lens a réduit l'écart à un point du Paris Saint-Germain en battant largement Metz (3-0) dimanche après-midi au stade Bollaert, lors de la 25e journée de Ligue 1.

Personne ne peut prédire jusqu'où ces Sang et Or iront, s'ils vont craquer et lâcher des points contre des adversaires abordables ou pendant le difficile mois d'avril, avec le derby du Nord à Lille le 4, suivi de la réception du Paris SG le 11.

Pour l'instant, ils collent au champion d'Europe, en profitant de son faux-pas contre Monaco (3-1) pour se rapprocher à 56 points avant ce choc décisif qui pourrait tout changer.

Le club du bassin minier repousse sans cesse les limites d'une saison déjà exceptionnelle, contrairement aux attentes d'une campagne tranquille après le départ de l'entraîneur Will Still, de plusieurs piliers et d'une bonne partie de son budget.

Même quand un coup de fatigue semblait possible, ils ont rebondi. La défaite frustrante à domicile face à Monaco (3-2) malgré une avance de 2-0, et le nul à Strasbourg (1-1) malgré une domination, ont été compensés par une semaine triomphante, avec une qualification en demi-finale de la Coupe de France aux tirs au but à Lyon, puis cette masterclass contre Metz.

Un but après seize secondes

Vaincu au stade Saint-Symphorien à l'aller (2-0), le Racing voulait prendre sa revanche. Cela a pris du temps à se concrétiser, malgré une supériorité claire contre la lanterne rouge du championnat (13 points).

L'ancien capitaine des Grenats Matthieu Udol a forcé Jonathan Fischer à deux parades, puis Abdallah Sima (25e, 37e), de nouveau aligné pour pallier les absences de Wesley Saïd et Allan Saint-Maximin, et Adrien Thomasson (32e) ont raté de peu.

Démuni de deux de ses atouts offensifs majeurs, Lens misait sur Odsonne Édouard (neuf buts), mais l'attaquant a offert une performance apathique qui a nui à l'équipe, aussi bien dans la création que dans la conclusion (43e).

Alors le club artésien s'est tourné vers Saud Abdulhamid (44e), qui a concrétisé la domination par une volée précise sur une passe astucieuse de Sima.

Le match a tourné à la mi-temps, grâce à deux choix clés de Pierre Sage: sortir le défenseur Nidal Celik, solide jusqu'alors, pour le milieu Amadou Haidara, et passer d'une défense à trois à une ligne à quatre.

Avec un meneur supplémentaire, les Artésiens ont renforcé leur contrôle et gagné en efficacité. Il n'a fallu que seize secondes pour le deuxième but, sur une action fluide avec neuf passes qui ont submergé la défense la plus perméable de Ligue 1 (56 buts concédés), conclue par Florian Thauvin (46e).

Haidara a ajouté le troisième (52e) après un échange dans l'axe avec... Udol, illustrant les rôles élargis et les liens de plus en plus solides au sein de l'effectif lensois.

Le score est resté inchangé, et Bollaert a envahi le terrain par ses chants, danses, et même une chenille dans la tribune Marek, éclairée par un soleil timide.

Metz n'a pas réussi à marquer malgré les essais d'Habib Diallo (57e), Bouna Sarr (60e) et Alpha Touré (84e).

Pour les Grenats, la Ligue 2 pointe le bout de son nez. Pour les Sang et Or, c'est la Ligue des champions en ligne de mire.