Ligue 1: le PSG, sans idée, puni par Rennes
Bien loin de sa performance contre l'OM, le PSG dirigé par plusieurs de ses leaders mais dépourvu d'inspiration s'est fait sanctionner par Rennes (3-1) et ne donne aucune garantie avant les matchs de barrage en Ligue des champions mardi.
Cet échec en début de la 22e journée de Ligue 1 place les tenants du titre français sous la menace de Lens, qui pourrait reprendre la tête du classement si jamais il bat le Paris FC samedi.
Au cours de cette saison, les Parisiens ont peu souvent su enchaîner deux matchs convaincants de suite, ce qui rendait ce voyage à Rennes particulièrement intrigant. Il s'agissait aussi de vérifier si le PSG avait vraiment entamé sa phase ascendante en février, à l'image de ce qui s'était passé en janvier l'an dernier.
Cependant, à la fin du match, la réalité est tout autre. En conférence de presse, l'entraîneur du PSG Luis Enrique répète que son groupe reste constant et que le "meilleur moment de la saison" approche.
"Nous suivons la même courbe que l'année passée, nous entrons dans la période la plus forte et ce résultat compte pour la confiance", a-t-il répété dimanche après la large victoire 5-0 dans le clasico.
Mais face à cette défaite et à cette alternance de performances inégales, les événements prouvent l'inverse.
Vendredi soir en Bretagne, les hommes de Luis Enrique ont pressé mollement, ont moins investi d'efforts et ont gaspillé de nombreuses occasions. Ils ont aussi peiné dès les premières minutes sous la pression des Rennais, qui ont fourni une prestation aboutie malgré leur semaine difficile.
Après avoir subi cinq buts à l'aller au Parc des Princes, les Bretons ont su marquer trois fois contre les champions d'Europe et l'emporter avec deux longueurs d'avance, une déroute inhabituelle pour le PSG depuis la finale de la Coupe du monde des clubs l'été dernier (succès 3-0 de Chelsea).
Vendredi, les joueurs de Rennes n'ont nullement paru affectés par le départ d'Habib Beye cette semaine, remplacé sur le banc par Sébastien Tambouret qui gère d'habitude l'équipe réserve, en attendant vraisemblablement l'arrivée de Franck Haise la semaine prochaine.
Samba décisif, le PSG pas efficace
Tandis que Paris aurait pu exploiter cette instabilité, les champions d'Europe se sont retrouvés vite dominés, surtout après cette frappe d'Esteban Lepaul (6e) qui a heurté le poteau de Matveï Safonov, qui a perdu du terrain dans sa concurrence avec Lucas Chevalier au poste de gardien en laissant passer ces buts.
Le Russe s'est montré trop juste sur le tir enroulé d'Al-Tamari qui s'est libéré sans mal de Willian Pacho (1-0, 34e), puis il est demeuré immobile sur la ligne lors de la tête d'Esteban Lepaul (2-0, 69e) et n'a rien pu faire sur le but de Breel Embolo (3-1, 81e). Le défenseur Illya Zabarnyi porte une part de responsabilité et arrive en retard sur deux buts, tout comme Pacho sur le premier.
A cinq jours de son déplacement à Monaco pour le barrage aller de Ligue des champions, Luis Enrique avait opté pour une composition proche de l'idéal en dehors du capitaine Marquinhos laissé sur le banc et de Fabian Ruiz, touché.
Mais tous les titulaires ont déçu, à l'image de l'ex-Rennais Désiré Doué qui a souvent opté pour de mauvaises décisions (12e, 57e), ou même Nuno Mendes qui a paru rapidement frustré (35e).
L'attaquant géorgien Khvicha Kvaratskhelia s'est montré le plus dynamique et menaçant, particulièrement en première mi-temps, avec un centre précis devant le but vide mais sans preneur (22e). Les entrées de Bradley Barcola et Lee Kang-In ont brièvement ranimé le PSG, mais il était trop tard malgré le but de la tête d'Ousmane Dembélé (2-1, 71e).
Côté rennais, Brice Samba de retour dans les cages a rendu des services précieux quand nécessaire (12e, 34e, 78e, 90+1). Contrairement au PSG, les éléments clés de Rennes ont répondu présent vendredi soir.