Ligue 1 : le PSG l'emporte de justesse face à Auxerre

Ligue 1 : le PSG l'emporte de justesse face à Auxerre

Trois jours après la défaite (2-1) contre le Sporting Lisbonne en Ligue des champions et avant la rencontre cruciale avec Newcastle, le PSG, avec une équipe largement modifiée, a difficilement vaincu le lanterne rouge Auxerre (1-0) vendredi, sans dissiper entièrement les interrogations.

Paris ne convainc plus autant en championnat mais reprend néanmoins temporairement la tête de la Ligue 1, en attendant l'affiche entre Lens et l'OM samedi soir.

Prisonnier entre deux matchs de Ligue des champions, ce duel visait principalement à apaiser les incertitudes qui planent sur l'équipe de Luis Enrique depuis le début de l'année 2026. Surtout avant d'accueillir Newcastle mercredi pour la dernière journée de la phase de groupes, afin de viser le top 8 et éviter les deux barrages.

Les doutes concernent d'abord le gardien Lucas Chevalier, qui n'a pas brillé mardi à Lisbonne, concédant deux buts sur quatre tirs cadrés.

Vendredi au stade de l'Abbé-Deschamps (17.254 spectateurs), l'ex Lillois a été peu sollicité et n'a pas dû intervenir, les Auxerrois n'ayant pas cadré une seule frappe. La défense remaniée (Lucas Beraldo, Lucas Hernandez et Illya Zabarnyi) choisie par l'Espagnol a plutôt tranquillisé, en gérant les rares occasions adverses.

Ce match offrait aussi l'occasion de calmer les tensions autour de l'attaque parisienne, moins prolifique ces dernières semaines, à l'exception de la victoire contre Lille vendredi dernier (3-0).

Toujours avec une possession dominante (environ 70%), les Parisiens, opposés au bloc compact de l'AJA, ont une fois de plus gâché des opportunités qu'ils convertissaient sans peine au printemps dernier.

le PSG "manque un peu de confiance"

Après plus de quinze tentatives et 80 minutes, le PSG a enfin trouvé la faille grâce à une excellente passe en profondeur d'Ousmane Dembélé pour Bradley Barcola, qui a su conclure face à Donovan Leon (1-0, 80e).

Auparavant, l'attaquant français a souvent créé des brèches sans finaliser (2e, 51e, 63e), à l'image de Khvicha Kvaratskhelia (4e, 8e), peu menaçant. 

Sans Fabian Ruiz, Achraf Hakimi, Nuno Mendes, Joao Neves, Lee Kang-in et Matvey Safonov, les joueurs de Luis Enrique ont encore une fois contrôlé le jeu sans se montrer vraiment décisifs, sauf en fin de match, évoquant l'automne 2025.

L'arrivée à l'heure de jeu de Désiré Doué et d'Ousmane Dembélé a légèrement dynamisé l'attaque du PSG, qui reste toutefois peu convaincante, même contre l'AJA, dernier du classement. Désiré Doué a illustré sa période difficile en manquant une occasion limpide (76e).

"Nous traversons un excellent moment", avait affirmé jeudi Luis Enrique avant le voyage dans l'Yonne, en soulignant que "cette saison est atypique". 

Durant les conférences de presse, l'entraîneur espagnol cherche à balayer les doutes en insistant sur le bon état de son équipe, malgré une série de matchs sans éclat. 

D'ailleurs, Luis Enrique a nuancé son discours vendredi soir à Auxerre : "C'est évident, nous vivons un moment spécial. Nous mettons la pression sur Lens, c'est le principal, mais il manque un peu de confiance et de précision pour conclure, ça a été ardu", a concédé l'Espagnol. 

L'inquiétude a-t-elle envahi le staff parisien ces dernières semaines ? "Évidemment, en tant que coach, quand tu vois des ballons perdus que l'on ne devrait pas perdre ... Si nous avions perdu, la confiance aurait encore baissé", a-t-il admis.