Ligue 1: Le cauchemar persiste pour Marseille

Ligue 1: Le cauchemar persiste pour Marseille

Après la déroute face à Bruges, l Olympique de Marseille a dilapidé un avantage de deux buts contre le Paris FC (2-2) et reste englué dans sa tourmente, samedi à l occasion de la 20e levée de Ligue 1.

Une nouvelle déception dans les instants finaux pour l OM. Malmené en Belgique (3-0), sorti de la Ligue des champions sur un but décisif du gardien de Benfica, ébranlé par les incertitudes sur l avenir de son coach Roberto De Zerbi, le club phocéen a de nouveau galéré.

Tandis qu il filait vers un succès qui aurait pansé ses blessures, l OM a encaissé un penalty dans les minutes additionnelles pour une intervention maladroite de Geronimo Rulli, qui a frappé du poing sur Marshall Munetsi.

Pour ajouter à la frustration, c est un natif de Marseille, Ilan Kebbal, impliqué dans l origine de l action, qui a converti le penalty (90e+4).

Précédemment, l OM avait permis au PFC de revenir au score via une tête de Jonathan Ikoné (82e), assisté par Mamadou Mbow.

Toute la valeur d un solide début de rencontre était ruinée, et dans cette campagne de hauts et de bas, l équipe a subi un nouveau but en fin de match, loin d être le premier (Sporting, Atalanta, PSG au Trophée des champions...).

"Pas d inquiétude pour moi"

Suivant la grosse désillusion de mercredi, l OM se retrouve à sept points de Lens, leader qu il avait toutefois surclassé (3-1) seulement une semaine auparavant dans cette saison caractérisée par une inconstance extrême.

Marseille devra, afin d apaiser les braises de la crise qui s annonce, vaincre mardi Rennes en huitièmes de finale de la Coupe de France, sa principale opportunité de décrocher un premier trophée depuis 2012.

"Pas d inquiétude pour moi, a déclaré Roberto De Zerbi. Je suis prêt à me battre dès demain ou après demain, je pars de rien, j ai l habitude de lutter sans cesse."

Cependant, cette fois, la stratégie de l entraineur italien paraissait efficace, face à un PFC longtemps impuissant.

Mason Greenwood, pas dans le coup comme l ensemble de l équipe mercredi, a rapidement arraché et exécuté un penalty (18e s.p.), avant que l Anglais ne se transforme en buteur décisif pour offrir le 2-0 à Pierre-Emerick Aubameyang (53e), dans une atmosphère typiquement marseillaise.

"A l assaut!"

Un bref "A l assaut!", le chant emblématique des Olympiens, a résonné en duo entre les supporters marseillais de la tribune Eiffel et ceux de la présidentielle, pour célébrer le but assassin d Aubameyang.

Les ultras marseillais étaient bannis de déplacement, mais bon nombre de fans parisiens d origine marseillaise ont assisté au match.

Jean-Bouin a riposté en taquinant à son tour les Marseillais au moment du 2-2.

Les Phocéens auraient pu sécuriser leur avance plus tôt, lorsque une tête de Leonardo Balerdi a heurté le montant (74e).

Pour le PFC, ce match nul ressemble à un triomphe. Comme face à Lyon (3-3), qui était mené 3-0, les hommes de Stéphane Gilli ont accompli un renversement spectaculaire.

Ils demeurent néanmoins limités à deux victoires à domicile depuis leur promotion en L1, et occupent la 13e place, en attendant les résultats de leurs rivaux directs.

Mais ils ont électrisé leur public et peuvent anticiper que l arrivée imminente de l attaquant Ciro Immobile, attendue pour être officialisée dimanche suite à sa visite médicale, leur profitera.

Seulement leur capitaine Maxime Lopez n a pas totalement savouré la victoire contre son club formateur. Le leader a été remplacé à la pause. Il souffrait d une gêne à la cuisse depuis un moment, mais affichait aussi une grande nervosité sur le terrain, pour ce duel chargé d émotion à ses yeux.

Avertissement pour protestation (43e), il a frôlé le second carton jaune et l expulsion une minute après pour une faute par derrière sur Paixao.