"Les trophées se remportent sur le terrain", selon le coach du Sénégal

"Les trophées se remportent sur le terrain", selon le coach du Sénégal

"Je me concentre sur ma tâche, il est essentiel de rester focalisé. Tout le monde connaît notre statut de champions d'Afrique. Nous poursuivrons nos efforts pour viser d'autres titres. Il est évident dans nos esprits que les victoires et les trophées s'obtiennent sur le rectangle vert", a déclaré l'entraîneur.

La rencontre face au Pérou marquera le retour du Sénégal sur la scène internationale depuis la finale mouvementée de la Coupe d'Afrique des nations (CAN), conquise après prolongations (1-0) à Rabat le 18 janvier. Certains joueurs sénégalais avaient brièvement abandonné le terrain suite à un penalty octroyé en temps additionnel au Maroc, manqué par Brahim Diaz.

Pourtant, deux mois après, la commission d'appel de la Confédération africaine de football (CAF) a annulé la victoire du Sénégal, en se basant sur le règlement stipulant que si une équipe "refuse de poursuivre le match ou quitte le terrain avant l'issue officielle", "elle est déclarée perdante et exclue définitivement de la compétition".

Aux côtés de son sélectionneur au Stade de France, Idrissa Gueye, capitaine sénégalais en finale, qui avait indiqué récemment "être disposé à rassembler les médailles et à les restituer au Maroc si cela calme les tensions entre nos nations", a affirmé mériter "le titre de champion d'Afrique sur le terrain", et "tenter d'accomplir de même hors des pelouses".

"Les sensations intenses que nous avons connues, rien ne peut les égaler", a ajouté le milieu d'Everton. Au cours des quatre dernières Coupes d'Afrique, le Sénégal a disputé trois finales et remporté deux titres continentaux. Ces performances ne sont pas usurpées. Elles résultent du labeur d'une nation entière, sérieuse et engagée, sur le terrain comme en dehors".

La Fédération sénégalaise de football a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) mercredi. Son président Abdoulaye Fall a affirmé jeudi lors d'une conférence de presse à Paris que le Sénégal avait subi le "vol administratif le plus flagrant de l'histoire de notre discipline".