Les supporters du Brésil font un pacte anti-malédiction et transmettent celle de Rocky Balboa à l’Argentine
À la veille du défi face à Haïti, ce vendredi 19, la torcida auriverde, déjà omniprésente dans les rues de Philadelphie, a adopté une stratégie insolite en coulisses et sur les réseaux sociaux : garder la célèbre statue de Rocky Balboa, située sur les marches du Musée d’Art de la ville, parfaitement propre et à l’écart de tout accessoire de la Seleção.
Les supporters ne veulent pas risquer d’attirer la fameuse "malédiction de Rocky" — une blague qui poursuit les équipes visiteuses depuis des années. Les fans des équipes adverses avaient l’habitude de vêtir la statue aux couleurs de leur club avant les grands matchs en ville, mais l’effet était inverse et leur équipe finissait par perdre.
Le mouvement a pris de l’ampleur après que les supporters de l’Équateur ont "habillé" le personnage incarné par Sylvester Stallone aux couleurs de leur sélection — un geste traditionnel des touristes de passage, mais que les Brésiliens ont vite identifié comme la "malédiction" idéale. En effet, les Équatoriens ont perdu 1-0 contre la Côte d’Ivoire, dans ce même Lincoln Financial Field, lors de leur entrée en lice dans la Coupe.
Pour éviter le même sort, la consigne parmi les groupes de supporters du Brésil est claire : pas de maillots, drapeaux ou accessoires verts et jaunes sur l’Étalon Italien.
Mais la malédiction pour les autres pays est permise. Dans la soirée de ce jeudi 18, veille du deuxième match de la Seleção dans le Mondial, des supporters brésiliens ont habillé le Rocky de bronze avec le maillot de l’Argentine. Peut-être que la malédiction de Balboa freinera l’Albiceleste, qui a débuté par une victoire contre l’Algérie avec un triplé de Messi ?
Le "juge de paix" et la chasse à la différence de buts
La prudence des supporters reflète le sérieux du moment. Après une entrée en matière difficile avec un match nul 1-1 face au Maroc, au MetLife Stadium, la Seleção brésilienne sait qu’une bonne différence de buts peut décider de la première place du groupe lors de la dernière journée.
La supériorité technique du Brésil est indiscutable, mais en Coupe du monde, la prudence reste de mise. Si la superstition et le respect des dieux du cinéma et du sport entrent en jeu, Rocky Balboa assistera au match de ce vendredi en toute tranquillité — et sans le maillot brésilien.