Les conventions collectives des joueuses professionnelles et de la Ligue 3 signées

Les conventions collectives des joueuses professionnelles et de la Ligue 3 signées

Cette convention constitue "une avancée déterminante pour les joueuses de l'élite évoluant en Première Ligue et Seconde Ligue", indique le communiqué commun des représentants des joueuses (Union nationale des footballeurs Professionnels, UNFP) et des clubs (Foot Unis, Union des clubs de championnats de football français).

Cette convention pour les joueuses professionnelles est la conclusion de trois ans d'âpres discussions, malgré la création de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) le 1er juillet 2024, qui avait donné l'espoir d'une avancée rapide des négociations, alors que celles pour la Ligue 3 avaient abouti en quelques mois.

En avril, les capitaines des équipes féminines de première et deuxième divisions avaient pris la parole dans une tribune pour critiquer la lenteur des négociations, qui ont finalement abouti mi-mai. Cette convention garantit notamment "des minimas de salaires revalorisés" pour la signature "d'un premier contrat professionnel d'une durée maximale de 5 saisons" pour une joueuse, indique le communiqué.

D'autres sujets sont couverts par cet accord, dont le pécule de fin de carrière, la durée horaire minimum des contrats fédéraux à mi-temps, le maintien du salaire en cas de blessure (90 jours) ou encore la gestion des "lofts", pratique utilisée par les clubs pour se défaire des joueuses indésirables en les excluant des séances d'entraînement.

"La signature de ces accords collectifs est une excellente nouvelle pour l'ensemble du football professionnel français" a réagi David Terrier, le président de l'UNFP. La joueuse internationale Eugénie Le Sommer, également secrétaire générale de l'UNFP, a elle salué un accord "historique", conclu malgré "une période économique extrêmement contrainte".

"Ce texte offre un socle de droits inédit et surtout des garanties sociales pensées pour les réalités du sport féminin de haut niveau", renchérit Vincent Ponsot, le président du collège du football professionnel féminin de Foot Unis, et également directeur général de l'OL Lyonnes.

La Ligue 3, qui remplacera la saison prochaine le championnat de National en 3e division masculine, va elle bénéficier "d'un socle social commun et homogène pour les joueurs et les entraîneurs professionnels", alors que le National "relevait de deux conventions collectives distinctes", précise le communiqué.