Le Sénégal étrille l'Irak, mais va devoir attendre pour une place de meilleur troisième
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Malheur au vaincu, d'une part, et peut-être même au vainqueur, d'autre part. Et encore fallait-il qu'il y ait un vainqueur. Après deux défaites en deux matchs, le Sénégal et l' Irak étaient au bord du précipice, et même une victoire ne garantissait aucunement une place de meilleur troisième. Il fallait gagner, et de préférence le plus largement possible.
On ne pourra pas reprocher aux Lions de la Terenga de ne pas avoir compris l'objectif : dès leur premier corner, Habib Diarra s'élevait plus haut que la défense, et sa tête piquée piégeait Ahmed Basil (4e).
Le début de match était mauvais pour les Lions de Mésopotamie, mais il s'empirait en moins de 15 minutes : on ne sait pourquoi Rebin Sulaka se fendait d'un tirage de maillot en position de dernier défenseur, mais ce qu'on sait, c'est que cela lui valait d'aller en premier à la douche.
La domination du Sénégal était alors totale, mais la précision, elle, manquait. Une belle frappe d'Ismail Jakobs, un corner vicieux de Lamine Camara, de nombreuses percussions et tentatives de frappe, mais pas de résultat. Un comble à 11 contre 10. L'Irak s'autorisait même quelques excursions dans le camp sénégalais, et si Sadio Mané passait tout proche de doubler la mise d'une belle frappe, le score de 1-0 à la pause était clairement insuffisant.
Le festival sénégalais
On en attendait plus du Sénégal, sous peine d'être définitivement décevant. En leader, Ismaïla Sarr se lançait à l'abordage, mais sa première occasion se concluait par une frappe bien faible (54e). La deuxième allait être bien plus facile, puisqu'il cueillait les fruits d'un gros travail d'un Lamine Camara excellent pour pousser le ballon dans le but et enfin faire le break (56e).
De quoi libérer les Lions de la Terenga : trois minutes plus tard, Pape Gueye héritait du ballon et envoyait un missile téléguidé pleine lucarne. Enfin, le travail était fait, et il y avait clairement la place de faire fructifier cet ascendant. Et c'est Pape Gueye qui s'y collait : un ballon remisé en retrait et une reprise extérieur du pied qui achevait les Iraniens (71e).
Le match n'avait plus lieu d'être, et Sadio Mané passait proche de saler la note d'un lob qui mourait sur le poteau. C'était finalement la soirée des anciens Marseillais, puisque c'est Iliman Ndiaye qui allait lui aussi se fendre d'un missile pour faire trembler des filets qui n'en pouvaient plus (82e).
Victoire 5-0, le Sénégal a fait ce qu'il avait à faire : gagner le plus largement possible. Ne reste plus qu'à attendre...