Le ministre italien des sports exige la démission du président de la fédération
"Il saute aux yeux que le football italien a besoin d'une refondation complète", a-t-il déclaré dans un communiqué publié juste après la défaite italienne en finale des play-offs européens face à la Bosnie (1-1 après prolongation, 4-1 aux tirs au but).
D'après le ministre, "cette refonte implique un changement radical à la tête de la FIGC", dirigée depuis 2018 par Gabriele Gravina.
À la fin du match contre la Bosnie à Zenica, ce dernier, afin d'anticiper les demandes de départ, a annoncé une réunion du conseil fédéral pour la semaine à venir, qui aura pour mission de "procéder à un examen approfondi", comme il l'a précisé.
Il a aussi admis que le football en Italie traverse "une phase de crise majeure, une situation globale qui appelle à une analyse en profondeur impliquant non seulement la Fédération mais également l'ensemble de la sphère politique italienne".
Le dirigeant du football italien a souvent évoqué le gouvernement pour pointer du doigt certains obstacles, ce qui a irrité le ministre des Sports.
"Le gouvernement a prouvé de manière tangible, ces dernières années, son soutien à l'ensemble du sport italien, je juge inacceptable de refuser d'assumer ses responsabilités quant à la troisième absence consécutive à la Coupe du monde en blâmant les autorités pour un prétendu défaut", a-t-il souligné.