Le maire fraîchement élu de Paris sera présent au match PSG face à Toulouse au Parc des Princes

Le maire fraîchement élu de Paris sera présent au match PSG face à Toulouse au Parc des Princes

Sa venue représente le désir de relancer le dialogue avec le PSG suite à des mois de tensions entre le président qatari du club Nasser Al-Khelaïfi et l'ancienne maire Anne Hidalgo, qui s'opposait à la cession de ce stade emblématique.

D'après Le Parisien, le nouveau dirigeant socialiste prendra place à la droite de Nasser Al-Khelaïfi, un siège inoccupé par Mme Hidalgo depuis octobre 2022.

En début de semaine, Emmanuel Grégoire avait indiqué viser une résolution "au plus tard à la fin de l'été" concernant l'avenir au Parc du champion d'Europe actuel.

"Je compte d'abord rapidement reprendre les échanges", a-t-il affirmé lundi sur Franceinfo. Un Conseil de Paris exceptionnel est programmé mi-avril, axé notamment sur la crise périscolaire, et inclura un point sur le Parc des Princes. "Je cherche un mandat, car ce n'est pas le maire qui tranche, c'est finalement le Conseil de Paris qui décide", a-t-il souligné.

Les pourparlers entre la municipalité propriétaire du Parc des Princes et le Paris Saint-Germain sont au point mort depuis le refus de l'ancienne maire PS Anne Hidalgo de céder l'historique stade du club.

Devant cette résistance, Nasser Al-Khelaïfi avait mentionné l'année passée une éventuelle relocalisation à Massy dans l'Essonne ou à Poissy dans les Yvelines.

Le club insiste sur le fait que l'édification d'un grand stade en pleine propriété est essentielle à son développement, et aspire à acquérir l'enceinte pour réaliser ses extensions. Cependant il n'investira pas sans détenir la propriété, avec un bail emphytéotique en cours jusqu'en 2044.

"Nous avons un lien émotionnel fort avec notre club et nous voulons qu'il demeure à Paris, donc nous œuvrons pour créer les conditions nécessaires à sa présence", a réitéré lundi le nouveau maire, qui a discuté avec Nasser Al-Khelaïfi après son succès électoral.

M. Grégoire envisage de soumettre "deux alternatives" au Conseil de Paris pour sortir de l'impasse: un bail étendu ou une cession bien réglementée, où la Ville garderait par exemple un "droit prioritaire de rachat" et imposerait une sauvegarde du patrimoine architectural.

Il envisage également un projet de "Nouveau Parc des Princes", avec une couverture partielle du boulevard périphérique pour aménager un jardin et une aire commerciale à proximité du stade.

Cependant, une fraction de sa coalition, en particulier les écologistes, s'oppose toujours avec fermeté à la vente de ce monument du patrimoine parisien.