Le FC Barcelone triomphe dans le Clásico et décroche le championnat face à un Real Madrid démotivé
Pour ce Clásico de retour au Camp Nou, le Barça avait l'occasion unique de célébrer son titre de champion d'Espagne face au Real Madrid. Du côté des Merengues, l'enjeu principal consistait à tenter de redresser leur saison en s'imposant sur le terrain adverse pour éviter d'assister à la remise du trophée.
Après deux semaines intenses, les Vikingos arrivaient sans pression et le système en 4-4-2 proposé par Álvaro Arbeloa promettait une bataille acharnée pour boucher les espaces et contre attaquer efficacement.
Au delà du titre, les supporters culés souhaitaient une victoire dédiée à Hansi Flick, qui a perdu son père ce dimanche matin, et la minute de recueillement a été particulièrement émouvante.
Ce Clásico marquera l'histoire plus par son contexte que par le spectacle sur le terrain, car le Real Madrid manquait simplement de ressources pour faire mieux (2-0).
Rashford et Ferran scellent le titre en neuf minutes
Bien que Vinicius ait tenté le premier, sans inquiéter Joan García (2e), la première contre attaque rapide du Barça a préfiguré la suite. Projeté dans le dos de Trent Alexander-Arnold, Fermín López a foncé au but et seul un retour rapide de Fran García a empêché Marcus Rashford d'inscrire le premier but (5e).
Le pressing haut du Barça provoquait les fautes chez les Madrilènes. Rashford a capté une passe de Aurélien Tchouaméni mais Raúl Asencio, aligné in extremis suite à la blessure de Dean Huijsen à l'échauffement, a réussi à repousser le danger (7e).
Les Blaugranas dominaient nettement. Sur une passe en profondeur de Eric García, Ferran Torres a éliminé Eduardo Camavinga avec un contrôle parfait, avant d'être stoppé par Antonio Rüdiger près de la surface. Rashford a exécuté le coup franc en plaçant un tir enroulé précis dans la lucarne de Thibaut Courtois (9e).
Le Barça surpassait clairement le Real Madrid. À gauche, Fermín a servi Dani Olmo qui, d'un talon astucieux, a délivré une passe décisive à Ferran, lequel a lobé Courtois d'une frappe dans la lucarne (18e).
Pour contrer la déroute, les Vikingos devaient se montrer. Reçu sur un long ballon, Gonzalo García a tenu tête à Gerard Martín mais a raté son tir face à J.García (22e). Immédiatement après, Jude Bellingham a dribblé la défense mais son centre pour Vinicius a été intercepté par E.García au dernier moment (23e).
Ces alertes écartées, les chants "olé, olé" ont résonné au Camp Nou comme si la victoire était acquise (25e). La débandade merengue a failli être complète. Plus rapide que F.García, Rashford l'a dépassé mais a précipité son tir croisé face à Courtois, alors que Fermín suivait bien (38e). Sur le corner subséquent, Olmo a visé la lucarne sans précision (39e).
Le Barça contrôle un adversaire trop frêle
La seconde mi temps s'est ouverte sur deux incursions barcelonaises à droite, sans impact, mais la nervosité a vite escaladé entre Asencio et Olmo, avertis après une altercation (52e). Bientôt, Bellingham a réclamé un penalty suite à un coude accidentel d'E.García, en vain (54e).
La structure madrilène s'effritait encore. Servi pied extérieur par Joao Cancelo, Ferran a eu l'opportunité du 3-0 mais Courtois a sauvé du pied (57e).
Le Barça se montrait un peu trop détendu et Bellingham en a presque profité sur un rebond de corner, mais son but a été refusé pour hors jeu évident (61e). Vinicius n'a pas eu plus de chance, J.García anticipant pour contrer sa feinte (65e).
Le match avançait au ralenti, permettant presque à Tchouaméni de marquer de la tête sur corner (74e). Mais après les chants moqueurs du début, ce sont les "Campeones, Campeones" qui ont envahi le stade. Les tensions ont repris avec un accrochage entre Raphinha, revenu de blessure, et Alexander-Arnold (80e).
Le Brésilien s'est recentré vite mais son tir mou a été arrêté au sol par Courtois (83e). Le gardien belge a tremblé sur une action de Robert Lewandowski qui avait pourtant tout le temps pour ajuster (84e).
Dépourvu de motivation et d'un vrai style, le Real Madrid a subi sans réagir. Sans prolongations, l'arbitre a mis fin à la souffrance merengue et lancé la joie blaugrana. Le Barça conquiert sa deuxième Liga d'affilée, la troisième en quatre ans.