Le dirigeant de la CAF se rend à Dakar suite au déclassement du trophée de la CAN
M. Motsepe avait indiqué fin mars quil irait au Sénégal et au Maroc afin de mettre en avant la nécessité de "collaborer pour faire progresser le football en Afrique", tandis que son organisation fait face à de multiples reproches.
M. Motsepe est arrivé dans la nuit du mardi au mercredi à laéroport international Blaise Diagne proche de Dakar ou il a été reçu par le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF) Abdoulaye Fall.
Daprès un communiqué de la CAF le responsable du football africain se rendra dabord sur lîle de Gorée au riche passé historique et commémoratif symbole de la traite des esclaves face à la capitale sénégalaise. Il sera par la suite accueilli au palais par le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye avant de donner une conférence de presse à 17h30 (heure locale et GMT) dans un hôtel de Dakar.
Sa venue se produit dans un climat très tendu depuis la mesure polémique de la CAF de retirer au Sénégal son titre au bénéfice du Maroc après la finale tumultueuse gagnée 1-0 sur le terrain par les Lions de la Teranga en janvier à Rabat.
Ce soir la plusieurs joueurs sénégalais avaient abandonné le terrain pendant un quart dheure après la décision de larbitre daccorder un penalty au Maroc dans le temps additionnel peu après avoir invalidé un but sénégalais. Le penalty a finalement été raté par le Maroc et le Sénégal a triomphé en prolongation.
Le 17 mars le jury dappel de la CAF a déclaré léquipe du Sénégal forfait lors de la finale validant la victoire du Maroc par 3-0.
La Fédération sénégalaise de football a depuis saisi le Tribunal administratif du sport (TAS) qui rendra sa décision à une date non précisée.
La mesure de la CAF a provoqué de fortes réactions dans le pays ouest africain. Dans un communiqué le 18 mars le gouvernement sénégalais a demandé louverture dune enquête internationale "pour soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes" de linstitution panafricaine.
M. Motsepe avait alors garanti quaucun pays africain nest traité de façon "préférentielle" et a salué "lindépendance" de ses organes disciplinaires.