La fédération des Pays-Bas gagne son procès sur les joueurs binationaux

La fédération des Pays-Bas gagne son procès sur les joueurs binationaux

La KNVB redoutait d'avoir à rejouer jusqu'à 133 parties de championnat si le tribunal avait donné raison au club.

Le NAC, avant-dernier en Eredivisie et menacé de descente à quatre journées du bout, voulait refaire une partie perdue 6-0 en mars contre le Go Ahead Eagles parce que ce club avait fait jouer Dean James, un footballeur né aux Pays-Bas mais qui a choisi en mars 2025 l'équipe d'Indonésie.

D'après les juristes du club, quand un joueur abandonne sa nationalité néerlandaise, il devient automatiquement étranger et doit donc avoir un permis de travail pour jouer dans ce pays plat.

Mais le tribunal n'a pas adopté la position du club, au grand soulagement de la KNVB qui appréhendait "un chaos complet" pouvant même bloquer la fin du championnat.

"L'avantage pour le NAC de rejouer une partie ne prime pas forcément sur l'avantage pour la KNVB d'éviter des soucis graves à la clôture du championnat d'Eredivisie", a expliqué le juge d'Utrecht en procédure d'urgence.

Une décision favorable à Breda aurait pu inciter d'autres équipes à faire de même.

"Ça causerait le désordre", avait averti Marianne van Leeuwen, responsable du foot pro à la KNVB, en estimant que 133 matchs d'Eredivisie, de deuxième division et du tournoi féminin étaient touchés par ce "Passportgate".

Selon la KNVB, il aurait été impossible en pratique de reprendre toutes ces rencontres.

En Eredivisie, beaucoup de joueurs nés aux Pays-Bas évoluent avec d'autres nations, comme le Suriname, Curaçao ou l'Indonésie, ex-colonies néerlandaises ou pays avec une forte diaspora aux Pays-Bas.